Mention légale UE (projet) Le projet vise à évaluer l’impact de trois programmes de protection sociale mis en place à grande échelle en Éthiopie, en Inde et au Pérou sur le niveau de ressources économiques et sur certaines dimensions des inégalités. Les chercheurs qui participent à ce projet utilisent un nouvel ensemble de données longitudinales pour effectuer une analyse comparative de ces phénomènes et tirer des conclusions pertinentes pour d'autres pays ayant des caractéristiques similaires.
Contexte
Dans les pays en développement, les systèmes de protection sociale sont devenus une forme populaire d’intervention utilisés à la fois par les gouvernements et par la communauté internationale de l’aide au développement. Ils sont en effet perçus comme un outil pour combattre les effets négatifs des crises liées à des causes naturelles et économiques. L’efficacité de ces programmes, analysée sur la base de données empiriques, reste toutefois mitigée. En dépit de l’immense intérêt manifesté par les décideurs, les donateurs et les chercheurs, il existe peu de données probantes sur l'incidence distributive de ces programmes. Les travaux existants permettent rarement d'établir les effets à long terme des programmes de travaux publics sur la pauvreté et les inégalités. En outre, les inégalités horizontales et spatiales ne sont pas suffisamment prises en compte. Ce projet de recherche vise à combler ce manque de données.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la première phase de la Facilité de recherche sur les inégalités, coordonnée par l’AFD et financée par la Direction Générale des Partenariats Internationaux de la Commission européenne sur la période 2017-2020. La première phase de la Facilité a permis la conduite de 22 projets de recherche et la publication d’une centaine de papiers de recherche et de policy briefs.
Objectif
Le projet de recherche en cours se propose d’analyser l’effet redistributif de trois programmes de protection sociale mis en place à grande échelle : le Productive Safety Net Program (PSNP, contre l’insécurité alimentaire) en Éthiopie, le Mahatma Gandhi National Rural Employment Guarantee Scheme (NREGS, pour l’emploi dans les zones rurales) en Inde, et le programme Juntos d’aide directe aux plus pauvres au Pérou. Ces programmes ont été choisis car il s’agit de projets de grande ampleur impliquant plusieurs acteurs : gouvernements, donateurs, autorités locales, ménages. Ils couvrent par ailleurs trois pays ayant des contextes sociaux, culturels, politiques et économiques très divers, desquels des leçons pourront être tirées pour de futures initiatives politiques.
Au-delà de la mesure de l’impact direct prévu de ces programmes,les chercheurs vont concentrer leur analyse sur leurs conséquences indirectes, et pas nécessairement prévues. Ils examineront avant tout l'effet de ces programmes sur les revenus et la richesse des ménages participant au programme, à court et à long terme. Ils se pencheront ensuite sur leur impact sur les inégalités horizontales et spatiales, ainsi que sur leurs effets sur les relations sociales des ménages et sur la répartition des ressources au sein des ménages.
Méthode
Contrairement aux études traditionnelles portant sur l’incidence des bénéfices observés, les chercheurs impliqués dans ce projet vont se pencher sur les différences entre les politiques menées dans le temps et dans les différentes zones géographiques concernées, tant à l'intérieur des pays qu'entre eux, pour fournir des estimations de l’impact des politiques sociales. Pour cela, ils baseront leur travail sur l'étude de cohorte Young Lives qui a recueilli des données avant et après la mise en œuvre de ces programmes, soit entre 2002 et 2014 dans les trois pays concernés. Les chercheurs pourront ainsi explorer un certain nombre d'aspects de cette étude, ainsi que le déploiement des systèmes de protection sociale dans chaque pays pour produire une évaluation de l’implantation non aléatoire des programmes.
Ils prévoient de commencer par une comparaison du revenu et de la richesse avant et après la mise en place de ces programmes de protection sociale sur une base individuelle. Ils comptent ensuite analyser le déploiement échelonné de ces programmes dans les régions pour identifier leur impact en fonction d’un ensemble d'indicateurs. Ils ont en outre l'intention de comparer les changements observés dans les régions où les programmes ont été mis en œuvre tôt par rapport aux régions où ils sont arrivés plus tardivement. Enfin, ils évalueront l'impact de ces programmes sur les revenus individuels, en tirant profit des catégories administratives pour séparer les zones traitées et les zones de contrôle dans une approche de régression par discontinuité géographique.
Résultats
Vous trouverez ci-dessous les papiers de recherche liés à ce projet (en anglais) :
- Social protection and inequality: Evidence from Ethiopia, India and Peru
- Social protection and multidimensional poverty: Lessons from Ethiopia, India and Peru
- Social protection and intrahousehold resource allocation: Evidence from three large-scale programs
Vous trouverez ci-dessous les policy briefs liés à ce projet (en anglais) :
- Policy Dialogues No. 1 | Social Protection: The Impact on Inequality in Ethiopia, India, and Peru
- Policy Dialogues No. 2 | Social Protection: The Impact on Multidimensional Poverty in Ethiopia, India, and Peru
- Policy Dialogues No. 3 | Social protection: Impact on household resource allocation and child undernutrition
Contactos:
- Conchita d’Ambrosio, profesora de economía, universidad de Luxemburgo
- Cecilia Poggi, coordinadora de investigación, AFD
Contact :
Conchita d’Ambrosio, professeur d'économie, université du Luxembourg
Mention légale UE (projet) Alors que l’économie ivoirienne connaît une certaine embellie, le niveau de pauvreté et des inégalités peine à baisser. C’est pour chercher les voies et les mécanismes susceptibles d’infléchir le niveau des inégalités que ce programme de recherche a été inscrit dans le Mémorandum de dialogue stratégique entre le ministère du Plan et du Développement de Côte d’Ivoire et l’AFD. Ce programme de recherche vise ainsi à poser un diagnostic des inégalités en Côte d’Ivoire et à questionner particulièrement l'impact des chocs, de l’accès aux services de base et des politiques publiques.
Contexte
On observe une embellie de la croissance en Côte d’Ivoire depuis 2012 avec des taux de croissance moyens du PIB réel supérieurs à 8%. Ce regain de vitalité de l’économie ivoirienne n’est cependant pas encore ressenti par toute la société ivoirienne. Le niveau de pauvreté demeure ainsi élevé (46,3%) de même que les inégalités (l’indice de Gini pour l’année 2015 est estimé à 0,402 par l’INS et 0,415 par la Banque mondiale). Ainsi, alors que l’économie ivoirienne semble se porter bien, une très grande partie de sa population est exclue des retombées de cette embellie économique.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la première phase de la Facilité de recherche sur les inégalités, coordonnée par l’AFD et financée par la Direction Générale des Partenariats Internationaux de la Commission européenne sur la période 2017-2020. La première phase de la Facilité a permis la conduite de 22 projets de recherche et la publication d’une centaine de papiers de recherche et de policy briefs.
Objectif
Ce programme de recherche sur les inégalités en Côte d’Ivoire vise dans un premier temps à poser un diagnostic des inégalités dans le pays, puis dans un second temps à mener des études scientifiques sur trois thématiques:
- l'impact des chocs sur les inégalités ;
- les inégalités d’accès à une éducation et à des services de santé de qualité ;
- les impacts des politiques publiques sur les inégalités.
L’étude se penchera également sur la perception des inégalités par les Ivoiriens.
Méthode
Le diagnostic des inégalités fera le point sur la situation ivoirienne et passera en revue les initiatives des pouvoirs publics en vue de combattre les inégalités monétaires et non monétaires. À l’aide des données disponibles sur les conditions de vie des ménages, les principaux indicateurs de mesure d’inégalités seront calculés et une représentation de la distribution spatiale des inégalités sera réalisée sous forme de cartes. Par la suite, une analyse des inégalités d’opportunités (mesurées par l’effet de l’éducation des parents, leur métier, le lieu de naissance et le genre sur les opportunités), d’accès à la propriété et aux avoirs, ainsi que les sources et les perceptions de ces inégalités seront réalisées.
L’étude sur les chocs va s’appuyer sur des méthodes d’analyse et de modélisation statistiques (un modèle de régression linéaire et un modèle de données de panel seront notamment appliqués). L’accès aux services de base sera essentiellement abordé à l’aide de modèles microéconométriques. L’étude des effets des politiques publiques sera envisagée avec un modèle interindustriel microsimulé, puis par des modèles d’évaluation d’impact.
Voir le pitch de François Bedia, économiste au Laboratoire d’analyse et de modélisation des politiques économiques (LAMPE) et professeur à l'université Alassane Ouattara de Bouaké:
Résultats
Les résultats attendus sont un état des lieux de différentes interventions publiques en vue d’éradiquer les inégalités en Côte d’Ivoire. L’étude de la perception des inégalités permettra aussi de mesurer le niveau de prise de conscience des ménages du besoin de plus de justice sociale et les mesures envisageables à l’échelle individuelle. Cette recherche permettra également d’identifier les mécanismes de transmission intergénérationnelle des inégalités et proposera des mesures de politiques pour la mobilité sociale en Côte d’Ivoire.
Ces recherches donneront lieu à des conférences et à des ateliers. Différentes publications sont également attendues : un rapport, des policy briefs et des articles de recherche.
Vous trouverez ci-dessous le rapport et les papiers de recherche liés à ce projet :
- Etat des lieux des inégalités en Côte d'Ivoire
- D'où proviennent les inégalités en Côte d'Ivoire ?
- Analyse de l'impact de la crise de 2002 sur les inégalités en Côte d'Ivoire
- Impacts des dépenses publiques sur les inégalités en Côte d'Ivoire: le cas des secteurs sociaux
Vous trouverez ci-dessous les policy briefs liés à ce projet :
Mention légale UE (projet) L’éducation joue un rôle crucial dans la production et la lutte contre les inégalités au sein d’un même pays et entre différents pays. L’augmentation rapide de l’offre privée d’enseignement supérieur dans les pays émergents et en développement contribue à la massification de l’enseignement supérieur, mais elle interroge la cohésion sociale. Ce programme de recherche a analysé le lien entre enseignement supérieur, développement de l’offre privée et inégalités dans 7 pays sur 3 continents.
Contexte
Le secteur privé accueillait 13 % des étudiants du supérieur au Vietnam et 60 % en Inde, en 2015. Pour autant que ces chiffres soient fiables — une partie, variable selon les pays, de l’enseignement supérieur privé n’est en effet pas enregistrée —, ils indiquent l’importance prise par le secteur privé à ce niveau de formation. Au Pérou et au Mexique, presque 7 universités sur 10 sont privées. Le développement du secteur privé semble avoir en partie participé d’un mouvement de démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur des quinze dernières années. Mais ce mouvement n’est pas forcément synonyme de réduction des inégalités d’accès ou d’égalisation des conditions de réussite académique. Par exemple, au Mexique, 1 % seulement des 15-24 ans du quintile le plus pauvre poursuivent leurs études dans le supérieur contre 32 % dans le quintile le plus riche.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la première phase de la Facilité de recherche sur les inégalités, coordonnée par l’AFD et financée par la Direction Générale des Partenariats Internationaux de la Commission européenne sur la période 2017-2020. La première phase de la Facilité a permis la conduite de 22 projets de recherche et la publication d’une centaine de papiers de recherche et de policy briefs.
Objectif
Dans ce programme de recherche, les objectifs sont :
- de caractériser l’évolution de l’enseignement supérieur, public comme privé ;
- d’identifier dans quelle mesure et comment les politiques publiques prennent en considération les inégalités (et lesquelles) dans l’enseignement supérieur ;
- d’identifier dans quelle mesure et comment ces politiques publiques prennent en compte l’essor et/ou la consolidation du secteur privé d’enseignement supérieur, ainsi que son rôle dans la réduction ou l’accroissement des inégalités à ce niveau ;
- de discerner si les acteurs du secteur privé d’enseignement supérieur inscrivent la lutte contre les inégalités dans leurs objectifs et, le cas échéant, pourquoi et comment.
Méthode
Ce programme de recherche pluridisciplinaire (sociologie, économie, démographie, sciences de l’éducation) a pour originalité de conduire des analyses de données de différentes sources et de différents types dans un échantillon raisonné de pays dits en développement ou émergents : Inde et Vietnam pour l’Asie, Mexique et Pérou pour l’Amérique latine, Sénégal, Mali et République démocratique du Congo pour l’Afrique.
Ce travail facilitera la constitution d’un réseau international de recherche sur la thématique de l’enseignement supérieur et des inégalités. Les pays ont été retenus en raison des différents degrés de développement de leur système d’enseignement supérieur, public et privé, et du mode de structuration de cet enseignement (coexistence entre public et privé, porosité entre les deux secteurs, concurrence…). Ils diffèrent également par leur structuration sociale (développement inégal des classes moyennes notamment). L’étude sera comparative entre ces régions et pays : les matériaux collectés dans les différents pays seront de même nature et seront analysés selon les mêmes démarches méthodologiques.
Résultats
Ces recherches donneront lieu à des conférences et séminaires, un ouvrage collectif, des documents-pays, des policy briefs, et des articles de recherche. Les résultats attendus sont :
- l’élaboration d’une typologie de l’offre publique et privée actuelle de l’enseignement supérieur dans les pays retenus ;
- l’élaboration d’un cadre conceptuel et de typologies sur les inégalités et l’enseignement supérieur privé ;
- l’identification, dans les différents pays, des politiques ayant eu pour objectif d’œuvrer, au cours des quinze dernières années à la réduction des inégalités dans l’enseignement supérieur ;
- l’analyse qualitative des critères d’accès à l’enseignement supérieur, public ou privé, pour les différentes catégories d’étudiants ou de populations concernées, les conditions d’étude, les processus de certification des titres scolaires, etc.
- l’identification des facteurs de production des inégalités dans l’enseignement supérieur, et des indicateurs éventuellement utilisés pour les mesurer et corriger.
Vous trouverez ci-dessous les différents papiers de recherche liés à ce projet :
- Inégalités et enseignement supérieur : entre politiques publiques et développement du secteur privé en Argentine
- Universités privées au Mexique: entre reproduction, production et réduction des inégalités
- Le paradoxe de l'enseignement supérieur privé au Sénégal: réduire les inégalités tout en les maintenant
- Des inégalités éducatives à la mise en question de l'opposition public/privé dans l'enseignement supérieur congolais, un défi documentaire et conceptuel
- Enseignement supérieur au Vietnam: privatisation, démocratisation et inégalités
- Complexité et inégalités de l'offre universitaire privée au Pérou. Regard sur la diversité sociodémographique des étudiants et des conditions d'insertion professionnelle des diplômés d'universités privées
- L'expansion de l'enseignement supérieur privé et le creusement des inégalités sociales
- Enseignement supérieur et inégalités sociales en Inde
Contact :
- Linda Zanfini, chargée de recherche à l'AFD
- Rohen d’Aiglepierre, chargé de recherche à l'AFD
- Étienne Gérard, directeur de recherche à l’IRD et directeur du Ceped (depuis 2014)
En savoir plus
Mention légale UE (projet) Ce projet cherche à contribuer aux objectifs de la facilité de recherche sur les inégalités via l’analyse des inégalités multidimensionnelles au Vietnam. Il permettra de répondre aux questions suivantes : quelles sont les inégalités les plus importantes au Vietnam ? Quels sont les moteurs des inégalités les plus frappants ? Sur quelles politiques le gouvernement vietnamien devrait-il se concentrer pour faciliter la réduction des inégalités ?Ce projet portait à l'origine également sur l'analyse des inégalités au Burkina Faso. Celui-ci a toutefois été suspendu.
Contexte
Malgré les progrès importants réalisés par le Vietnam en termes de croissance, de réduction de la pauvreté et même de réduction des inégalités, il reste des efforts à consentir sur les questions des inégalités et du développement humain.
Au Vietnam, près de 30 millions de personnes sont sorties du seuil de pauvreté officiel ces 30 dernières années et l’Indice de développement humain (IDH) a augmenté notablement. Depuis 20 ans, les données indiquent cependant que les inégalités de revenus augmentent dans le pays. Selon la Banque mondiale, le coefficient de Gini du Vietnam est passé de 35,7 à 38,7 entre 1992 et 2012. En outre, les 210 super-riches présents dans le pays en 2014 rassemblaient entre leurs mains pas moins de 20 milliards de dollars, soit l’équivalent de 12 % du PIB vietnamien. Selon les calculs d’Oxfam-Vietnam, le plus riche habitant du pays engrange en un jour davantage que ce que gagnent ses concitoyens les plus pauvres en dix ans.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la première phase de la Facilité de recherche sur les inégalités, coordonnée par l’AFD et financée par la Direction Générale des Partenariats Internationaux de la Commission européenne sur la période 2017-2020. La première phase de la Facilité a permis la conduite de 22 projets de recherche et la publication d’une centaine de papiers de recherche et de policy briefs.
Objectif
L'objectif est d’adopter une approche multidimensionnelle afin de générer des analyses convaincantes sur les inégalités. Cette démarche se centrera principalement sur l’inégalité des chances et des représentations, afin de lancer un dialogue avec les parties prenantes, avant tout en ce qui concerne les débats sur les politiques publiques pour la réduction des inégalités. À moyen terme, le MIF pourrait également servir à influencer la supervision de l’ODD 10 dans le pays.
Les objectifs spécifiques sont les suivants :
- développer, piloter et adapter le « Cadre des inégalités d’Oxfam Vietnam » (CIOV) au contexte spécifique du pays
- se servir du CIOV comme outil pour favoriser une pleine compréhension de diverses dimensions des inégalités (avec une attention spéciale aux inégalités de chance et de participation) et identifier les lacunes en termes de politiques dans la réduction des inégalités au Vietnam.
La méthodologie et le résultat des recherches du CIOV sont partagés avec les décideurs politiques, instituts de recherche et autres institutions de développement.
Méthode
Le MIF a pour vocation de saisir la nature multidimensionnelle des inégalités, expérimentée dans sept domaines de la vie, et de montrer qu’il existe de nombreuses formes d’inégalités (comme la concentration des richesses, les écarts salariaux, la dispersion des revenus, les variations sociales en termes de mortalité et l’isolement social accru des personnes âgées). Au sein de chacun des sept domaines de vie, la cadre offre une série de sous-domaines, ainsi que nombre d’indicateurs et de mesures qui peuvent être utilisés pour évaluer et suivre les inégalités multidimensionnelles dans un contexte donné. Une grande partie des indicateurs et mesures suggérés dans le cadre des sous-domaines sont liés au cadre des ODD, que les gouvernements se sont déjà engagés à surveiller. Un élément qui pourrait s’avérer utile pour garantir un niveau minimum de disponibilité des données dans tous les pays.
En plus des enquêtes nationales sur les ménages, la boîte à outils d’Oxfam sur les inégalités, qui accompagne la mise en œuvre pratique du MIF dans un contexte donné, propose plusieurs bases de données mondiales à l'usage des équipes désireuses d’appliquer le cadre.
Résultats
Les résultats de la recherche indiquent des inégalités critiques persistantes dans plusieurs domaines de la vie. Après avoir mené une analyse quantitative et qualitative, la recherche identifie des écarts importants entre les sous-groupes de population sur les axes d'inégalité spatiale, socio-économique et ethnique dans leur capacité à jouir du droit à une éducation de qualité et à vivre une vie sans maladie et à accéder à des établissements de soins de santé de qualité. Les personnes appartenant à des minorités ethniques (EM), les femmes et les personnes vivant dans les provinces rurales sont plus touchées par les inégalités en matière de santé et d'éducation que les Kihn, les hommes et les ménages à revenus élevés vivant dans des zones à prédominance urbaine.
En outre, l'inégalité dans la capacité à participer, à faire entendre sa voix et à influencer les affaires publiques est extrêmement aiguë entre les hommes et les femmes et les ménages les plus pauvres, avec un niveau d'éducation plus faible, par rapport aux ménages urbains les plus riches et les plus instruits.
Vous trouverez ci-dessous le papier de recherche et le policy brief liés à ce projet (en anglais):
- Papier de recherche : Multidimensional inequality in Vietnam
- Policy brief : Multidimensional inequality in Vietnam
Visionner la présentation du rapport "Multidimensional Inequalities in Vietnam" par Vu Thi Quynh Hoa (Head of Campaign & Advocacy in Oxfam Vietnam) et le Dr. Phuong Duc Tung (directeur de l'Institut de recherche sur le développement du Mékong) lors du deuxième webinaire des Conversations de recherche de l'AFD :
Contact :
Mention légale UE (projet) Les inégalités sont devenues le défi social de cette décennie. Du point de vue empirique, une série de travaux influents réalisés à partir des données internationales disponibles suggèrent que les inégalités mondiales ont chuté ces 25 dernières années. Cette tendance encourageante semble cependant avoir été entraînée par la convergence des PIB par habitant de différents pays et par le déclin subséquent des inégalités entre les pays. Jusqu’en 2000, le niveau moyen des inégalités au sein des nations était constant, mais a commencé à augmenter par la suite.
Contexte
Le tableau en Afrique est complexe, et souvent obscurci par des problèmes de données non fiables et non comparables, tant en termes d’époques que de pays. L’analyse de données relatives à l’Afrique la plus approfondie montre que les inégalités y sont très élevées en termes monétaires. Il s’agit du continent le plus inégal, mais il existe toutefois d’énormes variations dans l’ampleur, l’évolution et le caractère de ces inégalités.
Cela implique un double risque. L’Afrique doit s’assurer qu’elle est incluse dans les mesures internationales et aussi que les spécificités de ses sociétés sont prises en compte dans l’analyse à la fois des facteurs causant les inégalités et des inégalités subséquentes. C’est cette analyse qui servira de base pour que les interventions politiques et l’action de la société civile inversent la tendance. Il est par conséquent catastrophique de ne pas parvenir à mesurer et à comprendre les réalités de chaque contexte. Le Centre d’excellence abordera à la fois les défis liés à l’analyse et à la mesure des inégalités grâce au développement d’outils de diagnostic et au renforcement des capacités.
Ce projet s’inscrivait initialement dans le cadre de la première phase de la Facilité de recherche sur les inégalités, coordonnée par l’AFD et financée par la direction générale des Partenariats Internationaux de la Commission européenne sur la période 2017-2020. La première phase de la Facilité a permis la conduite de 22 projets de recherche et la publication d’une centaine de papiers de recherche et de policy briefs.
Suite à la réussite de ce premier projet :
- Une cinquième analyse des inégalités a été lancée au Mozambique sur la période 2022-2024 ;
- Un projet de recherche visant à élargir et mettre à jour le manuel, en intégrant des méthodologies d’évaluation des vulnérabilités liées aux changements climatiques et aux transitions écologiques, a également été lancé sur la période 2024-2025.
Objectif
L’objectif premier de ce projet de recherche est de faire avancer l’analyse des inégalités africaines et la discussion politique sur les stratégies pour éliminer les inégalités en Afrique grâce à une série d’engagements nationaux. La structure et la dynamique du projet découle du développement d’un outil de diagnostic qui sera mis en place dans un nombre limité de pays pilotes. Cet outil de diagnostic consistera en une analyse en profondeur des différentes inégalités dans un pays donné. Il permettra au gouvernement d’identifier les priorités et les options de politiques à mettre en place afin de les réduire.
Pour élaborer l’outil de diagnostic, un guide a été rédigé pour établir une base commune permettant une comparaison par pays : un manuel a ainsi été élaboré par le centre de recherche ACEIR afin d'assurer un certain degré de comparabilité entre toutes les études nationales et de soutenir les chercheurs et les statisticiens dans la réalisation des diagnostics des inégalités. Et pour étendre son usage et améliorer la transparence, il sera appuyé par une plateforme centrale de données et des centres de données, fiables et vérifiées, dans chaque pays partenaire, ce qui facilitera une meilleure analyse des inégalités.
Méthode
L’outil de diagnostic s’appuiera sur trois piliers :
- Un examen conceptuel et empirique des études sur les inégalités en Afrique, ce qui permettra d’avoir une base de référence pour le développement de futurs projets et de mieux comprendre les spécificités des inégalités en Afrique et leur ampleur ;
- Un guide qui contiendra le cadre proposé pour le diagnostic des inégalités du pays en question, les questions de méthodologies autour de la mesure des inégalités et de leur analyse et les questions importantes liées aux politiques concernées ;
- Une aide à la mise en place du diagnostic du pays, en collaboration avec les équipes de chercheurs locales des pays pilotes, et la création d’une plateforme de données.
Résultats
En pratique, le diagnostic prend la forme d’un rapport qui donnera un aperçu des inégalités au sein d’un pays, au travers de toutes les dimensions pertinentes et pour une période donnée. Par ailleurs, il résume les principales politiques adoptées qui devraient avoir un impact sur les inégalités. Chaque pays utilisera son diagnostic comme une plateforme pour :
- s’engager politiquement sur des stratégies pour éliminer les inégalités ;
- stimuler un dialogue national et une recherche nationale sur les inégalités ;
- mener la discussion au niveau national grâce à des recherches approfondies et à impact élevé.
- Le manuel sur la mesure des inégalités : afin d'assurer un certain degré de comparabilité entre toutes les études nationales et de soutenir les chercheurs et les statisticiens dans la réalisation des diagnostics d'inégalité, un manuel (disponible en anglais) a été élaboré par ACEIR et publié en 2020. Dans la version mise à jour du manuel, un nouveau chapitre traite les inégalités liées au changement climatique et aux facteurs environnementaux.
- Un papier de recherche sur les inégalités en Afrique subsaharienne, qui vise à promouvoir une meilleure analyse et une meilleure prise de décision politique dans la lutte contre les inégalités en Afrique : Inequality in Sub-saharan Africa : a review paper
- Le diagnostic des inégalités en Afrique du Sud, réalisé par l’Institut national de la statistique en Afrique du Sud (Statistics South Africa) en partenariat avec le Southern Africa Labour and Development Research Unit (SALDRU), l’African Centre of Excellence for Inequalities Research (ACEIR) dans le cadre de la Facilité UE-AFD : Inequality trends in South Africa : a multidimensional diagnostic of inequality
Ce rapport a été présenté lors d’un atelier impliquant tous les acteurs travaillant à la réduction des inégalités (11 février 2020, Cape Town), à l’occasion du 30e anniversaire de la libération de Nelson Mandela. La synthèse est disponible en anglais : Stakeholder engagement on inequality trends in South Africa.
- Le diagnostic des inégalités au Ghana, réalisé par l'ISSER et l'Université du Ghana en partenariat avec ACEIR dans le cadre de la Facilité UE-AFD : Inequality Diagnostics for Ghana
- Le diagnostic des inégalités au Kenya, réalisé par l'Université de Nairobi en partenariat avec ACEIR dans le cadre de la Facilité UE-AFD : Inequality Diagnostics for Kenya
- Une analyse détaillée des inégalités en Côte d'Ivoire : Etat des lieux des inégalités en Côte d'Ivoire
Plusieurs études ont été réalisées dans le cadre de la phase 2 :
- L'étude des inégalités sociales au Mozambique, réalisée par l'Instituto de Estudos Sociais e Económicos (IESE) et l'Université du Cap en partenariat avec l'African Centre of Excellence for Inequalities Research (ACEIR)
- Le diagnostic multidimensionnel des inégalités en Colombie, en collaboration avec Fedesarrollo et le DANE
- Le diagnostic multidimensionnel des inégalités en Indonésie, en collaboration avec LPEM et BPS-Statistics.
Le projet de recherche a également débouché sur :
- Un papier de recherche sur les liens entre inégalités, changement climatique et transition écologique dans les pays à revenu faible et intermédiaire : Inequality and Climate Change Measuring Interlinkages to Inform Equitable Climate Policy (en anglais)
- Une édition mise à jour du manuel (handbook) intégrant des indicateurs de l’impact du changement climatique sur les inégalités.
Contacts
- Anda David, chargée de recherche, AFD
- Rawane Yasser, chargée de recherche junior, AFD
Les outils mobilisés dans le cadre de la Facilité de recherche sur les inégalités
Mention légale UE (projet) Les inégalités face aux services urbains d’eau sont souvent perçues de manière très basique selon une lecture binaire « accès/non accès », avec pour horizon l’universalisation de l’accès au service public. En clair, la question a longtemps été de s’assurer que tous les habitants aient accès au service public d’approvisionnement en eau. Plus encore en Bolivie où l’eau est considérée comme un « bien commun » soumis à un principe de « non-marchandisation » inscrit dans la Constitution depuis 2009. Or, la crise de l’eau à La Paz en 2016 a mis en évidence un nouveau type d’inégalité face au service d’approvisionnement en eau. Ce sont, en effet, les quartiers sud de la capitale administrative du pays, peuplés par des habitants de classes moyennes et supérieures, plus exposés à la fragilité du système principal d’accès à l’eau, qui ont été privés de service pendant cet épisode de sécheresse. Il s’agit de l’une des nombreuses déclinaisons possibles des inégalités face aux services urbains de l’eau, dont l’analyse exige de dépasser la seule question de l’accès technique au réseau.
Contexte
En 2015, le niveau d'accès aux services d'eau « améliorés » dans les villes en Bolivie était de 97%, tandis que celui des services d'assainissement était limité à 61%. Au-delà de ces données générales, les données disponibles sur les taux d'accès aux services d’approvisionnement en eau peuvent masquer d'autres types d'inégalités urbaines liées à l'eau. Ces inégalités ne concernent pas uniquement l'accès technique au réseau, facilement repérable au demeurant sur une carte de desserte en service.
Il s’agit, par exemple, de la question des inégalités liées au paiement du service. Ce type de données est plus difficile à saisir car il est lié à la composition du ménage, aux pratiques, au niveau de consommation et, bien sûr, aux revenus. Un autre type d'inégalité est dû à la nature du fournisseur de services. Le service public de l’eau n’est pas la seule modalité d’approvisionnement en service en ville : il existe des petits dispositifs sociotechniques décentralisés à l’échelle des quartiers qui se substituent parfois au système principal ou y apportent un complément. Ils proposent généralement un service basique, de qualité acceptable, et des tarifs plus bas, mais impliquent une forte participation des usagers aux travaux collectifs de maintenance. En outre, la localisation de certains foyers, plus exposés que d’autres à la fragilité du système principal, constitue une nouvelle dimension des inégalités qui a été mise en évidence lors de la crise de l’eau à La Paz en 2016. La zone Sud avait alors été privée de desserte en eau pendant plusieurs semaines. D’autres facteurs d’inégalités sont repérables comme, par exemple, la couleur politique ou la capacité de mobilisation sociale de certains réseaux, qui peuvent parfois constituer de véritables avantages comparatifs dans les priorités d’accès aux services d’eau et d’assainissement.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la première phase de la Facilité de recherche sur les inégalités, coordonnée par l’AFD et financée par la Direction Générale des Partenariats Internationaux de la Commission européenne sur la période 2017-2020. La première phase de la Facilité a permis la conduite de 22 projets de recherche et la publication d’une centaine de papiers de recherche et de policy briefs.
Objectif
Mené par une équipe multidisciplinaire sous la coordination du CIDES-UMSA, ce projet de recherche entend examiner et analyser les différents types d’inégalités liées aux services d’eau et d’assainissement à la Paz-El Alto et à leurs évolutions au cours des dernières années. L’objectif est d’explorer comment des déterminants typiques tels que le revenu (inégalités verticales) et la localisation (inégalités spatiales). Les chercheurs s’intéressent également à d’autres types de déterminants moins étudiés, tels que l’exposition au changement climatique, les représentations sociales ou les ressources politiques, qui peuvent affecter la cohésion sociale. L’objectif est d’aboutir à une nouvelle lecture des inégalités urbaines à La Paz-El Alto afin d'alimenter le dialogue avec les autorités municipales et sectorielles.
Ce projet vise également à soutenir la recherche bolivienne à travers des formations, des ateliers méthodologiques, la participation à des conférences internationales, etc.
A lire sur The Conversation : Pour les femmes boliviennes, l’eau est source de vie… et d’inégalités persistantes
Méthode
Ce projet de recherche s’inscrit dans une approche à la fois pluridisciplinaire et pluri-thématique qui couple des enquêtes de terrain (qualitatives) sur différentes zones des deux villes autour de sujets-clés liés aux inégalités face aux services d’eau (évolutions des services sur la frange urbaine, petits systèmes, ressources socio-politiques des quartiers, usages partagés de l’eau en ville, etc.), des analyses historiques (genèse des inégalités face aux services), et des analyses statistiques -en lien avec les services de recherche de la ville-. Les résultats issus de ces différentes enquêtes et analyses seront régulièrement discutés lors d’ateliers de partage.
Résultats
Retrouvez la présentation du papier de recherche “Inequalities related to urban water services in La Paz-El Alto, Bolivia” par Sarah Botton (chargée de recherche AFD) et Patricia Urquieta (chercheuse au CIDES-UMSA) lors du troisième webinaire de la Facilité de recherche sur les Inégalités:
Vous trouverez ci-dessous les différents papiers de recherche liés à ce projet :
Les papiers suivants sont uniquement disponibles en anglais:
- Conflicts and tensions over water ownership in the territory of the urban-rural interface of Hampaturi, municipality of La Paz
- When governance fails: institutional asymmetries in water management in the municipality of La Paz
- Landscape of springs and collective outdoor laundries in the city of La Paz
- The ‘urbanization of water’ in La Paz, Bolivia: historical and conceptual perspectives
- Persistence of inequality in access to water: a look at the actions of women in peri-urban territories of the city of El Alto
- Territorial inequalities expressed in children's health in two neighborhoods with access to water in the city of El Alto
- Corporate citizenship and water urbanization on the outskirts of El Alto
Vous trouverez les dialogues de politiques publiques liés à ce projet ci-dessous (en anglais) :
- Springs and collective laundries in the City of La Paz, notes for their management
- Access to water : persistence of inequalities in the life of women
- Municipal planning and inter-institutional coordination for good water management
- Water and Sanitation works with Neighborhood Participation: regulated and transparent
- Water provision and management of urban-rural interface territories
- Water in the city of El Alto, a right that arrives incomplete
Contacts :
- Sarah Botton, chargée de recherche à l'AFD
- Patricia Urquieta, enseignante-chercheure CIDES-UMSA
Mention légale UE (projet) Malgré une gouvernance démocratique, des institutions judiciaires, financières et des droits de l’homme bien établis et un cadre politique positif, la pauvreté et les inégalités sont toujours bien visibles en Afrique du Sud, dans la droite ligne de son héritage historique et des discriminations raciales qui ont marqué ce pays. La distribution des richesses, les conditions de vie, les opportunités d’emplois et les revenus des ménages continuent d’être très inégaux dans le pays. Les politiques actuellement menées et la qualité des services publics suscitent un mécontentement généralisé.
Contexte
L’arrivée au pouvoir du président Cyril Ramaphosa en février 2018 a donné au pays l’occasion de remettre le projet de Nelson Mandela pour l’Afrique du Sud sur les rails. Il faudra pour cela s’attaquer frontalement au manque d’avancées pour une meilleure égalité des chances et des revenus ainsi qu’aux difficiles questions économiques et politiques que cela pose. Les bénéfices d’un changement politique seront-ils réservés à une élite restreinte ou est-il possible de se diriger vers un développement plus largement partagé et équitable ? Quels genres de changements sociaux, économiques ou institutionnels pourraient contribuer à une transformation plus rapide des opportunités pour la tranche basse de la distribution des revenus des ménages ? Quels types de restrictions du pouvoir et des privilèges pourraient contribuer à une plus grande équité dans le processus de distribution de la richesse, notamment concernant la tranche des plus hauts revenus ?
Ces questions difficiles sont intéressantes tant en Afrique du Sud qu’à l’international. Ce sont des enjeux économiques et institutionnels d’une incroyable complexité. La croissance des inégalités est non seulement inacceptable du point de vue moral, mais elle semble aussi menacer la croissance économique, l’ordre social et le développement durable. La réduction des inégalités est devenue le cheval de bataille de nombreux pays et un travail considérable a été fait, à travers le monde entier comme en Afrique du Sud, pour mieux les comprendre.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la première phase de la Facilité de recherche sur les inégalités, coordonnée par l’AFD et financée par la Commission européenne sur la période 2017-2020. La première phase de la Facilité a permis la conduite de 22 projets de recherche et la publication d’une centaine de papiers de recherche et de policy briefs.
Objectif
Ce programme de recherche vise à aborder les enjeux de la distribution des revenus, tant de la tranche haute que de la tranche basse de la population. Il existe en effet plusieurs dimensions du développement humain et du bien-être, or des progrès sur certains aspects peuvent mener à des régressions dans d’autres. Et la croissance économique ne mène pas nécessairement à des résultats équitables. Par ailleurs, la pauvreté et les inégalités sont caractérisées par des impacts exponentiels qui les autoalimentent et s’avèrent difficiles à contrer.
Ce projet de recherche puisera dans les données disponibles concernant les inégalités en Afrique du Sud et les consolidera. Mené en partenariat avec l’Institut national des statistiques d’Afrique du Sud, Statistics South Africa, il comblera aussi certaines lacunes importantes pour éclairer les politiques publiques en la matière. Autres étapes importantes du programme de recherche : une série d’entretiens sera réalisée entre les chercheurs et des parties prenantes clés, dont des représentants de gouvernement, d’entreprises, d’organisations syndicales et de la société civile. Et ce, afin d’obtenir des recommandations, de tester des idées et de faciliter le consensus sur de potentielles réformes politiques.
Méthode
Le programme de recherche s’articulera autour de trois axes :
- La mise en place d’un diagnostic des inégalités, qui prendra la forme d’un rapport résumant les connaissances existantes sur les inégalités et sur les politiques menées en Afrique du Sud. Il approfondira ces connaissances en utilisant les données disponibles, explorera les implications de ce nouveau travail et fera ensuite le point sur les besoins en données nouvelles afin de progresser davantage dans l'élaboration de politiques visant à surmonter les inégalités.
- Un document sur le rôle des revenus dans les inégalités entre ménages. Il s'appuiera sur des données préliminaires montrant que l'un des aspects clés du manque de soutien du marché du travail aux ménages est la volatilité de l'emploi et donc des revenus des travailleurs indépendants et autres travailleurs vulnérables.
- Un document sur l’interconnexion entre les dynamiques de population et les inégalités spatiales. Il répondra à l’opinion souvent exprimée par la communauté politique selon laquelle l’immigration est guidée par les différences entres provinces et régions dans la qualité de l’éducation, de la santé et d’autres services.
Résultats
Le diagnostic des inégalités en Afrique du Sud, réalisé par l’Institut national de la statistique en Afrique du Sud (Statistics South Africa) en partenariat avec le Southern Africa Labour and Development Research Unit (SALDRU), l’African Centre of Excellence for Inequalities Research (ACEIR) dans le cadre de la Facilité UE-AFD est disponible en ligne (en anglais): Inequality trends in South Africa : a multidimensional diagnostic of inequality.
Ce rapport a été présenté lors d’un atelier impliquant tous les acteurs travaillant à la réduction des inégalités, qui s’est tenu le 11 février 2020 à Philippi, Cape Town, à l’occasion du 30e anniversaire de la libération de Nelson Mandela. Vous trouverez ici la synthèse de l’atelier regroupant les présentations, discussions et débat tenus ce jour (en anglais): Stakeholder engagement on inequality trends in South Africa.
Vous trouverez ci-dessous les papiers de recherche liés à ce projet (en anglais) :
Contact
-
Anda DAVID
Économiste, coordinatrice scientifique de la Facilité UE-AFD sur les inégalités
Mention légale UE (projet) L’intensification agroécologique vise à augmenter la productivité tout en évitant les effets environnementaux négatifs d’une agriculture conventionnelle mécanisée et consommatrice d’intrants chimiques. Pour effectuer cette transition agroécologique, des incitations au niveau des États peuvent être mises en place. Ce projet vise à évaluer l’impact de ces incitations sur les inégalités de revenus en milieu rural et à les comparer avec d’autres types de politiques publiques (subvention aux engrais chimiques, par exemple).
Contexte
La réduction de la pauvreté et des inégalités de revenus est une des priorités des gouvernements sénégalais depuis la fin des années 1990. Si des progrès ont été faits, 23% des ménages interrogés en 2011 se considéraient encore comme très pauvres. Afin de réduire ces inégalités et de promouvoir une croissance bénéfique aux plus pauvres, le développement du secteur agricole est fondamental. Parmi la diversité des trajectoires possibles, l’intensification agroécologique apparait comme une option de choix pour ce développement, pour des raisons environnementales notamment. Ainsi, plusieurs projets ont montré que les pratiques agroécologiques permettaient une productivité comparable à l’agriculture conventionnelle tout en étant beaucoup plus respectueuses de l’environnement et du climat. Cependant, les études quantifiant l’impact de ces pratiques sur le revenu des agriculteurs et surtout sur les inégalités de revenu restent peu nombreuses. C’est un paramètre pourtant fondamental pour atteindre les objectifs d’éradication de la grande pauvreté.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la première phase de la Facilité de recherche sur les inégalités, coordonnée par l’AFD et financée par la Direction Générale des Partenariats Internationaux de la Commission européenne sur la période 2017-2020. La première phase de la Facilité a permis la conduite de 22 projets de recherche et la publication d’une centaine de papiers de recherche et de policy briefs.
Objectif
Ce projet de recherche a pour objectifs de :
- quantifier les inégalités de revenu actuelles en milieu rural au Sénégal ;
- analyser l’impact qu’auraient différents types de politiques publiques en faveur de l’agroécologie sur ces inégalités.
Il s’agit donc de déterminer le type de subvention le plus propice à la réduction des inégalités pour la filière agricole au Sénégal. Différents types d’inégalités sont étudiés : femme/homme, au sein d’une même localité et entre deux localités situées dans des zones agroécologiques différentes.
Méthode
Ce projet utilisera une approche pluridisciplinaire qui couple des ateliers participatifs en milieu rural et une étape de modélisation bio-économique des résultats évoqués lors des ateliers. Pour cela, des résultats et modèles déjà utilisés dans des projets internationaux (AMMA-2050, par exemple) seront étendus et améliorés. L’analyse doit également porter sur un secteur très largement négligé par le passé : les systèmes couplés agriculture-élevage. Deux zones agroécologiques seront étudiées sous deux climats contrastés : l’un symbolisant le climat actuel et l’autre, défini par des climatologues, représentant le climat futur. Cela permettra d’évaluer la pertinence de l’agroécologie face au changement climatique et de quantifier sa contribution à la résilience des populations vulnérables.
Résultats
Les papiers de recherche sont disponibles en ligne :
- Inégalités de revenu en milieu rural dans le bassin arachidier du Sénégal
- Impact de différentes politiques publiques sur l'intensification agroécologique et les inégalités de revenu dans le bassin arachidier du Sénégal
Les policy briefs sont disponibles en ligne :
Contacts
- Philippe Roudier, chargé de recherche, AFD
- Moussa Sall, chargé de recherche, ISRA
Découvrir d'autres projets de recherche
Mention légale UE (projet) L’étude analyse l’évolution des inégalités entre 2010 et 2016 dans les deux principales villes jordaniennes qui accueillent des réfugiés syriens : 194 000 Syriens à Amman et 140 000 à Irbid, selon les données 2018 de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR). Ce projet de recherche consiste à étudier d’une part l’impact de l’afflux des populations syriennes sur l’évolution des inégalités économiques (revenus, croissance, pauvreté, etc.) et d’autre part sur le marché du logement (prix du marché immobilier, part du logement dans les dépenses des ménages, etc.).
Contexte
Le nombre de réfugiés syriens était estimé à 1,2 million de personnes en novembre 2015 selon le recensement officiel jordanien de la population, ce qui correspond à 10% à 12% de la population. Environ 660 000 d’entre eux sont enregistrés comme « demandeurs d’asile » par le UNHCR. Leur nombre diminue cependant depuis 2015, probablement en raison des migrations, notamment de retour vers leur pays d’origine.
Plus de 90% des réfugiés syriens ne souhaitent pas vivre de façon permanente dans les trois camps de réfugiés gérés par l’ONU au nord de la Jordanie. Ils s’installent donc dans les villes ou dans les espaces ruraux environnants, louant des appartements et vivant souvent dans des conditions de logement inadéquates. Leur principale motivation est l’accès à l’emploi.
Cet afflux de population dans les villes a un impact sur le logement, les services, les activités, les revenus et la distribution des ressources entre les citadins. Les inégalités au sein de la population jordanienne, en particulier entre les Jordaniens et les étrangers (1,7 millions d’étrangers vivent en Jordanie) peuvent être accrues.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la première phase de la Facilité de recherche sur les inégalités, coordonnée par l’AFD et financée par l'Union européenne sur la période 2017-2020. La première phase de la Facilité a permis la conduite de 22 projets de recherche et la publication d’une centaine de papiers de recherche et de policy briefs.
Objectifs
La première partie de l’étude porte sur les dynamiques des inégalités économiques entre ménages à Amman et Irbid, en utilisant les études sur le marché du travail jordanien de 2010 et 2016 (Jordan Labor Market Panel Survey) et les données sur les revenus et les dépenses des ménages (Household Expenditure and Income Survey, HEIS) 2013 et 2016.
La seconde partie de l’étude traite des inégalités de logement entre habitants de Amman et Irbid. Cette partie s’intéresse à la fois au coût du logement (dépenses pour les ménages) et au logement comme source de revenus (mise en location, vente…).
Méthode
Les indicateurs d’inégalités utilisés seront nombreux : le coefficient de Gini, mais aussi l’indice Atkinson et le ratio P90/P10, par exemple.
Les données proviendront :
- des études sur le marché du travail jordanien de 2010 et 2016 (Jordan Labor Market Panel Survey) ;
- des recensements de la population 2004 et 2015 (Jordanian Department of Statistics) ;
- des données sur les revenus et dépenses des ménages (Household Expenditure and Income Survey, HEIS) 2013 et 2016 ;
- des données du PNUD sur les inégalités socioéconomiques en Jordanie ;
- des données du UNHCR.
L’équipe de recherche est composée, côte jordanien, de deux économistes, d’une géographe et d’une sociologue ; et du côté de l’AFD, d’une économiste et d’une urbaniste.
Contacts
- Irène Salenson, chargée de recherche, AFD
- Abdel Baset Athamneh, responsable du département d’économie de l’université de Yarmouk