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Depuis le mois de mars, l’Agence française de développement (AFD) se mobilise pour apporter des réponses à l’urgence sanitaire et économique et traduire en actions les engagements du gouvernement français en matière de soutien aux pays prioritaires de l’aide publique française au développement.

Cette page recense l’ensemble des initiatives lancées par l’AFD dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 et ses conséquences. Elle est régulièrement mise à jour (dernière mise à jour le 18 juin 2020).

 

  • Initiative « Santé en commun »

Validée le 2 avril par le conseil d’administration de l’AFD, cette initiative est une première réponse face à la crise sanitaire et à ses conséquences économiques et sociales immédiates, au bénéfice principalement de pays d’Afrique et du Moyen-Orient. Elle comprend la mobilisation de subventions pour un montant de 150 millions d’euros et de prêts concessionnels à hauteur de 1 milliard d’euros, ainsi que le réaménagement de prêts et de dons existants afin d’y inclure des composantes répondant aux besoins nés de la crise sanitaire. 


Lire aussi : La France lance, via l’AFD, l’initiative « Covid-19 - Santé en commun » pour soutenir les pays d’Afrique


La mise en œuvre de l’initiative implique l’instruction accélérée des opérations par les équipes AFD au siège comme en agences, pour les soumettre aux instances de décision invitées à se réunir de façon régulière pour évaluer les projets présentés et les approuver.

Au 18 juin 2020, 24 projets ont été approuvés pour un montant global de 515 millions d’euros de subventions et de prêts, au bénéfice principalement de pays africains, afin de renforcer leurs systèmes de santé, appuyer les actions de recherche médicale, accroître les capacités de dépistage et de prise en charge de malades, déployer des systèmes de surveillance épidémiologique et de gestion des alertes. 

L’AFD se fixe pour objectif d’instruire et faire valider d’ici l’été l’ensemble des opérations relevant de l’initiative « Covid-19 - Santé en commun ». Ces opérations comprendront des projets de lutte contre l’épidémie mais aussi des programmes d’appui budgétaire pour financer les politiques publiques de santé et des lignes de crédit bancaire en soutien aux entreprises fragilisées par la crise.

 

  • Partenariats institutionnels pour l’Afrique et le Moyen-Orient

L’AFD s’associe à plusieurs partenaires institutionnels pour apporter les réponses les plus efficaces à la crise sanitaire en Afrique et au Moyen-Orient.

Avec l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), l’AFD met en œuvre un projet d’appui à la préparation des hôpitaux dans la réponse opérationnelle face au Covid-19 (Aphro-Cov) au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Mali et au Sénégal, pour un montant de 1,5 million d’euros.

L’AFD s’est aussi associée à l’Institut Pasteur et soutient à hauteur de 2 millions d’euros ses établissements au Niger, au Sénégal, en Guinée, en République centrafricaine et à Madagascar dans l’accomplissement de leurs mandats national et régional de laboratoire de référence Covid-19.

En collaboration avec l’Institut de recherche pour le développement (IRD), l’AFD mène dans six pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale un projet d’appui aux autorités nationales dans l’élaboration et le renforcement de leurs stratégies de riposte à l’épidémie. Ce partenariat mobilise 2,2 millions d’euros.

Avec la Fondation Mérieux, l’AFD vise le renforcement des capacités de dépistage dans sept pays d’Afrique de l'Ouest (Bénin, Burkina Faso, Guinée, Mali, Niger, Sénégal, Togo). Ce projet mobilise 1,5 million d’euros.

Enfin, en coopération avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), l’AFD a lancé un programme d’appui à l’hôpital universitaire Rafic Hariri de Beyrouth, au Liban, afin d’identifier et de mettre en œuvre des mesures de réponse à la crise sanitaire.

 

  • Suspension du remboursement de la dette

Les ministres des Finances du G20 ont annoncé à l’issue de leur réunion du 15 avril leur décision de suspendre en 2020 le service de la dette des pays de la liste de l’Association internationale de développement (IDA) ou classés pays les moins avancés (PMA), et demandé que les créanciers privés et les créanciers multilatéraux fassent de même.

Cette décision, qui avait fait l’objet de discussions et d’un consensus au sein du Club de Paris, implique l’AFD qui prépare la suspension et le rééchelonnement des échéances échues à compter du 1er mai au bénéfice des pays éligibles qui en feront la demande. Le montant des échéances en capital et intérêts reportées pourrait ainsi atteindre, selon le périmètre qui sera retenu et les demandes qui seront adressées à l’AFD, environ 200 millions d’euros.


Lire aussi : Communiqué du Club de Paris sur la suspension du service de la dette


 

  • Soutien aux économies fragilisées

Une réponse sous forme d’interventions contra-cycliques pour appuyer les politiques et les plans de riposte mis en place par les pays et territoires en matière de gestion de la crise sanitaire, de soutien au tissu des entreprises, et de relance économique vers des trajectoires conformes aux Objectifs de développement durable et à l’Accord de Paris sur le climat est essentielle.

En Amérique latine et en Asie, l’AFD répond aux demandes de ses partenaires et instruit de façon accélérée des opérations de réponse à la crise sanitaire et à ses conséquences économiques et sociales, principalement sous forme de lignes de crédit destinées à soutenir les PME pénalisées par la paralysie de l’économie, ainsi que sous forme de financements budgétaires pour accompagner les politiques publiques de lutte contre l’épidémie.

Proparco, filiale du groupe AFD, renforce par ailleurs le suivi de ses clients et leur propose des solutions leur permettant de faire face à la crise économique, notamment par la flexibilisation de crédits existants (moratoires et changements d’objets). Des financements additionnels pourront être apportés pour appuyer la dynamique de redémarrage et de relance économique qui suivra la crise sanitaire.

 

  • Appui aux ONG

L’AFD poursuit et adapte ses modalités d’appui aux organisations de la société civile (ONG, associations, syndicats, fondations…) françaises fragilisées par la crise sanitaire. Les ONG françaises ont ainsi bénéficié d’un soutien de 31 millions d’euros en subvention depuis le début de la crise sanitaire.


Lire aussi : « ONG : l’AFD soutient 16 nouveaux projets »


Parallèlement, l’AFD a renforcé son dialogue avec les organisations partenaires et flexibilisé ses modalités d’appui, tout en engageant la réorientation d’opérations en cours vers des réponses à la crise du Covid-19.

L’ONG Alima (Alliance for International Medical Action) pilote par exemple un projet de renforcement des capacités de réponse des ministères de la Santé à la pandémie au Sénégal, au Burkina Faso, au Cameroun, en République centrafricaine et en République démocratique du Congo, pour un montant de 2 millions d’euros. 

 

  • Programme « Outre-mer en commun »

Dans les Outre-mer, l’AFD se mobilise au côté de l’État et des banques et a mis en place un programme dédié aux collectivités locales et aux entreprises ultramarines pour un montant de 1 milliard d’euros. De nombreux outils sont mobilisés :

  1. Des prêts d’urgence d’aide à l’investissement sur 20 ans pour les collectivités ultramarines, avec 3 ans de différé et des modalités de déblocage accélérées (40 % dès la signature), à partir des projets retenus dans les contrats collectivités-État ;
  2. Des instructions de prêts budgétaires annuels accélérées pour les grandes collectivités, ce qui pourrait concerner au minimum un encours de 250 millions d’euros ;
  3. Des décaissements accélérés pour les financements en place (à hauteur de 250 millions d’euros) ;
  4. Un prêt amortissable à la collectivité de la Nouvelle-Calédonie d’un montant de 240 millions d’euros pour faire face au besoin urgent de trésorerie.

Par ailleurs, l’AFD expérimentera à Mayotte dès le second semestre 2020 un dispositif de prêt de préfinancement du Fonds de compensation de la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA) pour les communes, leur permettant d’amorcer plus facilement leurs projets d’investissement, avec le soutien financier du ministère des Outre-mer. Une extension aux autres départements et régions d’Outre-mer sera envisagée en 2021 si les résultats de l’expérimentation mahoraise sont concluants.

L’AFD, en tant qu’agence de mise en œuvre des Objectifs de développement durable dans les Outre-mer, finance également une étude sur la « Relance décarbonée et inclusive dans les territoires ultramarins », en vue de déterminer les actions à financer en priorité et leurs modalités, pour une relance post-crise durable et résiliente.


Lire le communiqué de lancement de l’initiative « Outre-mer en commun »


 

  • Réponse globale avec les autres acteurs du développement

L’AFD a engagé des discussions avec plusieurs de ses partenaires membres du Club des banques de développement IDFC pour préparer des programmes et projets de réponse à la crise sanitaire dans leurs pays ou régions d’intervention. C’est le cas avec la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), avec la CAF en Amérique latine et avec la DBSA en Afrique du Sud.

L’AFD, qui assure la présidence de l’IDFC et héberge le secrétariat du club depuis octobre 2017, travaille aussi à la coordination des initiatives des membres.

De nombreuses discussions sont également en cours avec les banques multilatérales de développement pour apporter une réponse conjointe, notamment avec le groupe de la Banque mondiale, mais aussi avec la Banque asiatique de développement (ADB), la Banque africaine de développement (BAD), la Banque interaméricaine de développement (IDB) et la Banque islamique de développement (BID).

Les interactions avec la Commission européenne sont également importantes. L’Union européenne et ses États membres constituent actuellement un programme de réponse globale au Covid-19 pour aider les pays à affronter la crise sur le plan sanitaire et économique. Le volume du programme global dépassera 20 milliards d’euros, dont 15,6 milliards d’ores et déjà annoncés par les institutions européennes. Le groupe AFD y contribuera en concertation étroite avec ses partenaires européens, par exemple en gérant des garanties financières de l’UE et en apportant des liquidités à destination de PME fragilisées par la crise.

Expertise France, qui intégrera le groupe AFD en janvier 2021, met également en place une plateforme d’appui technique Covid-19 sur le plan sanitaire permettant de mettre en œuvre des actions rapides pour renforcer les réseaux de surveillance régionaux et aider les pouvoirs publics des pays partenaires à détecter et prévenir l’extension de la pandémie.
 

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