Le dixième ODD appelle les pays à adapter leurs politiques et législations afin d’accroître les revenus de la part des 40 % les plus pauvres ainsi que de réduire les inégalités salariales qui seraient basées sur le sexe, l’âge, le handicap, l’origine sociale ou ethnique, l’appartenance religieuse. Ce notamment en encourageant la représentation des pays en développement dans la prise de décisions de portée mondiale.
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Mention légale UE (projet) Comment le gouvernement sud-africain peut-il préparer la transition des travailleurs du secteur du charbon vers une économie à faible émission de carbone ? Quel est le profil sociodémographique et spatial des travailleurs de la chaîne de valeur du charbon? Quelles options de protection sociale peuvent éviter la hausse du chômage et des inégalités qui pourrait résulter de la transition juste ? L'Extension de la Facilité de recherche UE-AFD sur les inégalités explore ces questions en partenariat avec le Development Policy Research Unit (DPRU) de l’Université du Cap (UCT).
Contexte
L’Afrique du Sud reste l’un des pays les plus inégalitaires au monde. Le haut niveau d’inégalités de revenu du pays est principalement attribuable aux écarts extrêmes sur le marché du travail, où plus de 30 % de la population active est au chômage et ne perçoit aucun revenu (Leibbrandt et al., 2010 ; StatsSA, 2024). La réduction du chômage est donc au cœur des défis sociaux et économiques de l’Afrique du Sud, et elle est essentielle pour lutter contre les inégalités.
L’industrie du charbon est importante en Afrique du Sud et centrale pour la transition juste. Elle concentre d’après les estimations près de 200 000 emplois, soit environ 1,2 % de l’emploi total, et contribue à 5,4 % de la croissance du produit intérieur brut (Makgetla et al., 2021). C’est de plus une industrie géographiquement très concentrée, qui soutient une grande partie de l’activité économique locale et régionale dans les zones concernées, en particulier dans la province de Mpumalanga.
Ainsi, les potentiels impacts négatifs sur l’emploi de la transition énergétique et de la sortie du charbon représentent un défi socio-économique majeur pour ce pays qui doit encore faire face aux vestiges de l’apartheid. Il est donc essentiel d’anticiper et gérer les risques associés à ces effets négatifs potentiels sur l’emploi, afin d’éviter que les inégalités ne soient aggravées par une transition non planifiée.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de l'Extension de la Facilité de recherche UE-AFD sur les inégalités. Coordonnée par l’AFD et financée par la Commission européenne, l’Extension de la Facilité contribue à l’élaboration de politiques publiques visant la réduction des inégalités dans quatre pays : Afrique du Sud, Mexique, Colombie et Indonésie sur la période 2021-2025.
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Ce travail s’inscrit également dans le cadre du dialogue de l’AFD avec les autorités sud-africaines sur la transition juste et l’identification des réformes à mettre en œuvre pour assurer une transition inclusive.
Objectif
On ne sait pas encore exactement combien de travailleurs seront touchés par la sortie du charbon, comment ils sont caractérisés selon l’âge, les compétences ou le niveau de revenu.
En quoi pourrait consister une politique efficace de protection sociale pour ces travailleurs ? Quel serait son coût et comment la financer ? Ces éléments sont essentiels pour concevoir et mettre en œuvre des politiques qui limitent les effets sociaux et économiques négatifs de la transition énergétique et évitent l’augmentation du chômage et des inégalités.
Ce projet de recherche :
- Permettra de dénombrer et de qualifier les travailleurs actuels dans le secteur du charbon et les industries connexes, à l’aide de micro-données fiables et spatialisées. Ce volet inclut une analyse de l’emploi, des salaires et des inégalités salariales.
- Proposera des mesures de protection sociale adaptées aux profils des travailleurs identifiés, assorties d’estimations de coûts et d’options de financement possibles. Les implications sur les inégalités salariales de différents scénarios politiques seront étudiées.
Méthode
Le projet de recherche peut être décomposé en quatre volets et porte sur les domaines d’analyse suivants :
- Utilisation des données fiscales pour identifier avec précision les employés à risque dans les industries minières, de production d’électricité à partir du charbon et les industries adjacentes au charbon, en les localisant spatialement à travers le pays. Cela permettra d’estimer de manière fiable le nombre de travailleurs qui risquent d’être affectés par l’abandon du charbon.
- Production de profils détaillés des travailleurs identifiés comme à risque, selon le sexe, l’âge et les revenus. Cet exercice servira à identifier des sous-groupes, ou cohortes, qui auront des besoins différenciés de protection et de soutien, en fonction de leurs compétences, de leurs revenus et de leur âge. Les données sur les revenus seront également utilisées pour examiner les inégalités au sein de la chaîne de valeur du charbon, entre la chaîne de valeur du charbon et l’industrie minière en général, et l’économie formelle dans son ensemble.
- Utilisation de cette caractérisation des profils de travailleurs pour proposer des options politiques adaptées aux différentes cohortes, afin de développer une réponse globale en matière de protection sociale. Différentes combinaisons pourraient être proposées, comme des programmes de retraite anticipée, des subventions, ou des programmes de formation. En outre, l’étude fournira un panorama complet des politiques de protection sociale disponibles en Afrique du Sud et déterminera si elles pourraient s’appliquer aux travailleurs touchés.
- Examen des scénarios de réduction de l’emploi dans l’industrie du charbon et modélisation de l’estimation des coûts associés aux différentes politiques proposées. Cela implique de modéliser les scénarios politiques envisagés sur tout l’horizon à temps plein des employés actuels. Cela fournira une vision chiffrée des implications de la politique de transition juste pour l’industrie sud-africaine du charbon, et des pistes de discussion sur les options de financement possibles. Les résultats permettront également de mieux comprendre les conséquences en matière d’inégalités qui pourraient découler des différents scénarios politiques de transition juste.
Enseignements
Le projet a débouché sur deux papiers de recherche :
Pour aller plus loin
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Anda DAVID
Économiste, coordinatrice scientifique de la Facilité UE-AFD de recherche sur les inégalités
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Mention légale UE (projet) La transition énergétique est un défi et un impératif pour la transformation économique du Mexique. Quel rôle les coopératives d’énergie et les énergies renouvelables à propriété sociale peuvent-elles jouer dans l’amélioration des conditions de vie des plus vulnérables et la réduction des inégalités ?
Contexte
La transition énergétique est un défi et un impératif pour la transformation économique du Mexique :
- D’une part, le pays dépense 7,6% de son PIB en subventions aux combustibles fossiles ;
- D’autre part, en 2020, l’impact économique des catastrophes climatiques a, d’après les estimations, augmenté de 202%.
Pour réussir sa transition énergétique et assurer une croissance durable, le Mexique doit moderniser son secteur de l’énergie, réduire sa dépendance aux combustibles fossiles et garantir la soutenabilité de son économie. Il est nécessaire de s’appuyer sur les territoires, d’impliquer les communautés dans la co-construction de la résilience et le renforcement des chaînes locales de production. Les modèles communautaires et coopératifs jouent un rôle essentiel dans la promotion de la création d’entreprises collectives gérées de manière démocratique et solidaire.
Les coopératives énergétiques constituent un cas d’application de transition équitable. Il s’agit d’un modèle prometteur d’implication des communautés locales dans la production, la distribution et la consommation d’énergies renouvelables, en promouvant la décentralisation et la démocratisation de l’énergie, en particulier dans les territoires historiquement et systématiquement exclus.
Cependant, les recherches menées au Mexique durant la première phase de la Facilité de recherche sur les inégalités ont montré un faible partage des richesses et une mobilité sociale limitée dans le pays. Dans ce contexte, il est nécessaire d’aborder la transition énergétique juste à partir d’une approche de mobilité sociale intergénérationnelle et d’une perspective sociale pour assurer des bénéfices à l’ensemble de la société.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’Extension de la Facilité de recherche sur les inégalités. Coordonnée par l’AFD et financée par la Commission européenne, l’Extension contribuera à l’élaboration de politiques publiques visant la réduction des inégalités dans quatre pays : Afrique du Sud, Mexique, Colombie et Indonésie sur la période 2021-2025.
Ce travail s’inscrit également dans le cadre du dialogue de l’AFD avec les autorités mexicaines sur les options de diversification de l’économie et de réduction des inégalités.
Objectifs
En partenariat avec le Centro de Estudios Espinosa Yglesias (CEEY) et en collaboration avec l’Institut national d’économie sociale (INAES), ce projet de recherche vise à développer une contribution conceptuelle et analytique pour mieux comprendre le rôle que les coopératives d’énergie renouvelable peuvent jouer dans la réduction des inégalités et l’amélioration de la mobilité sociale, et comment elles peuvent être financées.
Ce projet doit permettre de :
- Conceptualiser l’approche de la transition énergétique juste dans le domaine des inégalités structurelles existantes ;
- Etablir un diagnostic des coopératives d’énergie et les énergies renouvelables à propriété sociale, dans la perspective de la mobilité sociale intergénérationnelle, de l’économie sociale et solidaire, et en terme de pertinence dans le cadre de transitions justes ;
- Utiliser ce diagnostic pour proposer des critères d’identification, de sélection et de priorisation des projets qui priorisent les populations les plus désavantagées à l’origine (avec le moins d’espoir de mobilité sociale), compte tenu de l’exigence « pas de perdants » de la transition juste ;
- Examiner les questions techniques liées à l’énergie décentralisée et à la production distribuée, compte tenu de leur importance dans l’économie sociale pour une transition énergétique juste ;
- Examiner les projets actuels de l’INAES liés au sujet, afin, le cas échéant, d’orienter l’élaboration des critères d’identification et de sélection.
Méthode
L’équipe de recherche procédera d’abord à une revue exhaustive de la littérature portant sur la justice environnementale, la justice climatique, la mobilité sociale appliquée à la justice environnementale et la justice environnementale intergénérationnelle. La littérature sera analysée sous l’angle de la transition énergétique et du croisement de ces enjeux.
Sur la base de cette revue de littérature, les chercheurs développeront un cadre conceptuel pour comprendre la transition énergétique juste dans le domaine des inégalités structurelles actuelles. Ils expliqueront également comment ce cadre conceptuel peut être pertinent pour la prise de décisions en matière de politiques publiques.
L’équipe de recherche identifiera également les lacunes en matière d’information et les besoins en matière de recherche, en mettant un accent particulier sur l’étude des transitions énergétiques justes.
Enseignements
Vous trouverez ici le papier de recherche lié à ce projet : Just Energy Transition, Structural Inequities, and Social Mobility: The Case of Mexico
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Anda DAVID
Économiste, coordinatrice scientifique de la Facilité UE-AFD de recherche sur les inégalités
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Mention légale UE (projet) Le phénomène de la relocalisation des chaînes de valeur (« near-shoring ») présente certes une série de défis, mais aussi une opportunité unique d’équilibrer le développement régional du Mexique et de réduire les inégalités. Ce projet de recherche, en partenariat avec l’Institut de technologie et d’enseignement supérieur de Monterrey, examinera en profondeur ce phénomène, en se concentrant sur la filière de l’énergie et sur la composante du capital humain.
Contexte
L’intégration commerciale a été très bénéfique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (ALC) au cours des trente dernières années. Cependant, de multiples crises (la crise financière de 2008, la pandémie de Covid-19, la crise climatique, etc.) ont questionné l’avenir du système commercial multilatéral. Par exemple, la pandémie de Covid-19 a mis en évidence la fragilité de certaines chaînes de valeur en raison de l’éloignement entre les usines de production et le lieu de consommation. Cela conduit à raccourcir certaines chaînes de valeur mondiales, à les rendre moins globales et plus régionales – un phénomène connu sous le nom de « near-shoring ». Ce nouveau contexte crée une opportunité pour les pays de l’ALC, et en particulier pour le Mexique, qui s’identifient comme la meilleure alternative pour la relocalisation des chaînes de valeur dans le modèle de « near-shoring ».
Historiquement, ce sont les États du centre-nord du Mexique qui ont le plus bénéficié des processus d’intégration dans les chaînes de valeur mondiales : c’est là, à proximité des États-Unis, que se trouve la base d’exportation de l’industrie manufacturière. Par ailleurs, le Sud Sud-Est du pays présente des retards historiques qui ont freiné son intégration dans les chaînes de valeur mondiales, et limitent aujourd’hui sa capacité à tirer parti du nouveau contexte international.
Ainsi, il est nécessaire, lors de la conception des stratégies pour tirer parti de l’opportunité offerte par le « near-shoring », de tenir compte des spécificités de chaque région. Cette approche sur-mesure est essentielle pour définir des politiques publiques qui favorisent un développement régional plus équitable.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’Extension de la Facilité de recherche sur les inégalités. Coordonnée par l’AFD et financée par la Commission européenne, l’Extension contribuera à l’élaboration de politiques publiques visant la réduction des inégalités dans quatre pays : Afrique du Sud, Mexique, Colombie et Indonésie sur la période 2021-2025.
Ce projet de recherche complète les travaux menés par l’Extension de la Facilité de recherche sur les inégalités au Mexique sur le système national de soins et sur l’impact redistributif des politiques environnementales.
Objectifs
Ce projet vise à approfondir l’étude du near-shoring au Mexique, en identifiant les défis et les opportunités qu’il génère :
- Premier objectif spécifique : établir une proposition pour surmonter l’un des goulots d’étranglement les plus critiques identifiés par le secteur productif, à savoir la production d’électricité. Il est suggéré de combler le déficit d’investissement dans l’électricité à court terme, par des investissements dans la production distribuée avec des panneaux solaires, ainsi que d’explorer des options durables et équitables, en étudiant particulièrement l’État de Nuevo León (nord du pays).
- Deuxième objectif spécifique : identifier les secteurs économiques susceptibles de tirer parti du « near-shoring » et combler les lacunes existantes dans la formation des compétences et du capital humain, en mettant l’accent sur l’inclusion sociale et l’égalité entre les femmes et les hommes. Cela comprendra une analyse détaillée pour les États d’Oaxaca et de Veracruz (sud du pays), afin de développer les compétences dans les secteurs émergents et traditionnels, et de préparer la main-d’œuvre à tirer parti des opportunités à moyen et long terme.
- Troisième objectif spécifique : élaborer un plan stratégique pour la mise en œuvre d’un portefeuille de solutions, basé sur les recommandations identifiées dans le premier et le deuxième objectifs spécifiques.
Méthode
- Pour le premier objectif spécifique : l’analyse de scénarios sera utilisée pour mesurer l’écart entre la demande et la capacité de production d’électricité. Les scénarios de capacité de production solaire distribuée utiliseront des outils d’analyse spatiale des systèmes d’information géographique, tandis que les estimations sur la redirection des subventions seront tirées de sources publiques officielles.
- Pour le deuxième objectif spécifique : générés à partir d’une combinaison de bases de données internationales et nationales, les indicateurs économiques seront utilisés pour identifier les opportunités de stimuler la diversification de la production électrique. Une analyse préliminaire suggérera les grappes industrielles à prioriser. Cela permettra de sélectionner des secteurs économiques susceptibles de déclencher un développement industriel, par le biais d’interventions dans le domaine de la formation professionnelle. Les écarts de compétences seront identifiés au moyen d’une analyse quantitative. Cette analyse documentaire sera complétée par des informations qualitatives (entretiens, groupes de discussion avec les acteurs clés…).
- Pour le troisième objectif spécifique : le plan stratégique suivra une approche axée sur la mission (‘mission economy’) et inclura un plan d’action détaillé qui sera présenté au gouvernement fédéral mexicain. Le plan comprendra une carte des unités d’exécution possibles au sein des gouvernements fédéraux, régionaux ou municipaux, et une analyse des potentielles contraintes réglementaires et institutionnelles, ainsi que des alternatives stratégiques pour les surmonter.
Enseignements
Le projet a débouché sur trois papiers de recherche (en anglais)
- Gaps in Human Capital and Labor Demand in Oaxaca
- Redesigning Electricity Subsidies for Distributed Generation in Mexico: A Fair Transition Model Applied to Nuevo León
- Institutional Implementation of In-Kind Subsidies for Distributed Generation: Multi-Level Governance and Policy Design in Nuevo León
Pour aller plus loin...
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Anda DAVID
Économiste, coordinatrice scientifique de la Facilité UE-AFD de recherche sur les inégalités
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Mention légale UE (projet) La réduction des inégalités spatiales est une priorité pour le gouvernement colombien, qui utilise un outil de politique publique – le Système général de participations (SGP) – pour atteindre cet objectif. Ce projet de recherche vise à analyser l’impact de la stratégie SGP sur la réduction des inégalités spatiales en Colombie, en partenariat avec le centre de recherche Acción Pública.
Contexte
En Colombie, l’industrie du pétrole et du charbon est une importante source de recettes fiscales, en particulier les redevances. Le Sistema General de Participaciones (ou Système général de participations, SGP) a été mis en place pour organiser le transfert de ces redevances – qui proviennent de l’exploitation de ressources naturelles non renouvelables – du ministère des Finances et du Crédit Public aux entités territoriales. Ces ressources financent la fourniture de services d’éducation, de santé, d’eau potable et d’assainissement de base, à la fois dans le régime d’usage général et sur la base d’allocations spéciales, dans les différentes régions du pays. Ce mécanisme vise à assurer une répartition équitable des revenus, ce qui est essentiel dans la mesure où les inégalités spatiales en termes d’accès aux services sont encore importantes en Colombie – comme le montre le diagnostic multidimensionnel des inégalités réalisé avec le soutien de l’AFD. Par exemple, alors que dans les zones urbaines, le taux de couverture de l’enseignement secondaire est proche de 100%, il est de 50% dans les zones rurales.
La Stratégie de surveillance, de suivi et de contrôle des ressources du SGP est un outil de politique publique piloté par le ministère des Finances et du Crédit Public visant à exercer un contrôle sur la gestion des ressources transférées. Cette stratégie, mise en œuvre depuis près de 15 ans, identifie les alertes et les cas de non-conformité dans le but d'assurer la continuité, la couverture et la qualité de la fourniture des services publics. Cela vise à prévenir et à atténuer les risques liés à la prestation de services sociaux en Colombie, ce qui est essentiel pour la construction de l’équité dans tout le pays, ainsi que pour éviter l’accroissement des écarts territoriaux en matière de capacités institutionnelles des gouvernements locaux et de fourniture de services sociaux à toutes les populations, quel que soit leur lieu de vie.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’Extension de la Facilité de recherche sur les inégalités. Coordonnée par l’AFD et financée par la Commission européenne, l’Extension contribue à l’élaboration de politiques publiques visant la réduction des inégalités dans quatre pays : Afrique du Sud, Mexique, Colombie et Indonésie sur la période 2021-2025.
Ce travail s’inscrit également dans le cadre du dialogue entre l’AFD et les autorités colombiennes sur la réforme fiscale et la réduction des inégalités spatiales.
Objectifs
Ce projet de recherche vise à produire des recommandations dans le but d’analyser et de renforcer le rôle de l’outil SGP – « la Stratégie » – en tant que mécanisme permettant de combler les écarts territoriaux en matière de capacité institutionnelle à fournir des services sociaux.
Deux objectifs de recherche ont été identifiés, l’un dans le domaine du diagnostic, l’autre dans le domaine des recommandations :
- Identifier les réalisations, les limites et les défis de la mise en œuvre de la Stratégie pour combler les écarts territoriaux dans les capacités institutionnelles des entités territoriales et dans la fourniture de services sociaux essentiels ;
- Formuler des recommandations pour renforcer la Stratégie dans son rôle d’assistance institutionnelle pour combler les écarts territoriaux.
Méthode
Le projet se concentrera sur les secteurs qui reçoivent le plus de ressources du SGP, qui présentent le plus de risques dans leur fourniture et qui sont les plus pertinents en tant que services sociaux essentiels : éducation, santé, eau potable et assainissement de base, réserves autochtones.
La méthodologie de recherche sera mixte et comprendra :
- Un examen des documents au niveau du ministère des Finances et du Crédit Public et des entités territoriales sélectionnées comme étude de cas;
- Une analyse secondaire des données;
- Des entretiens approfondis avec un sous-échantillon des entités territoriales sélectionnées.
Résultats
Le projet a débouché sur la publication du papier de recherche suivant : Assessing the Impact of the Monitoring, Follow-Up, and Control Strategy on Territorial Inequalities in Colombia (en anglais)
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Anda DAVID
Économiste, coordinatrice scientifique de la Facilité UE-AFD de recherche sur les inégalités
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Mention légale UE (projet) L'Afrique du Sud s'est engagée sur la voie nécessaire d'une transition juste, qui se traduira par des pertes d'emplois dans le secteur du charbon, à un moment où le taux de chômage est déjà très élevé dans le pays. L’AFD, en partenariat avec le Centre REAL de l’Université Wits et NBI, mène une analyse détaillée de l’écosystème de compétences qui pourrait alimenter les différentes initiatives visant à soutenir les collectivités locales et les communautés du district de Nkangala pour relever ce défi.
Contexte
Avec un taux de chômage des jeunes parmi les plus élevés au monde, l’Afrique du Sud doit prendre en compte, pour sa trajectoire de transition juste, les vulnérabilités de ses cohortes de jeunes, en particulier celles qui peuvent être qualifiées de « non scolarisées, sans emploi ni formation » (Not in Education, Employment or Training – NEET). Par exemple, une étude récente menée dans le cadre de la Facilité de recherche UE-AFD sur les inégalités a révélé que le taux de jeunes NEET était de plus de 37% au cours de la dernière décennie dans la province de Mpumalanga, la région la plus exposée à la sortie du charbon, avec près des trois quarts des jeunes NEET vivant dans des ménages pauvres.
Depuis 2019, l’Initiative nationale pour les entreprises (National Business Initiative – NBI) est à l’avant-garde d’un partenariat multisectoriel qui vise à élargir et à développer les voies d’accès des jeunes aux professions d’installation, de réparation et d’entretien (Installation, Repair and Maintenance – IRM). L’initiative IRM est stratégiquement alignée sur diverses initiatives du gouvernement pour stimuler une reprise inclusive et la revitalisation de l’économie, en particulier après la pandémie de Covid-19. Cette initiative a par la suite été incorporée dans l’Intervention présidentielle pour l’emploi des jeunes (Presidential Youth Employment Intervention – PYEI). L'initiative part du principe qu'en aidant les entrepreneurs IRM basés dans les localités à renforcer et à développer leurs entreprises et en les mettant en relation avec les opportunités du marché local, il y aura une augmentation concomitante de la demande de main-d'œuvre qualifiée, et de nouvelles opportunités d'emploi. Il s'agit ainsi d'une réponse directe au problème du chômage des jeunes.
En étroite collaboration avec la NBI, le Centre REAL a apporté son expertise à l’analyse complète des quatre régions clés identifiées dans la phase 1 du projet de cartographie des écosystèmes de compétences IRM : Atlantis (Western Cape), Mandeni (KwaZulu-Natal), Mamelodi (Gauteng) et Kathorus (Gauteng). Fort du succès de cette première phase, le Centre REAL étendra désormais la portée du projet à la municipalité du district de Nkangala, l’un des trois districts de la province de Mpumalanga.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de l'Extension de la Facilité de recherche UE-AFD sur les inégalités. Coordonnée par l’AFD et financée par la Commission européenne, l’Extension de la Facilité contribuera à l’élaboration de politiques publiques visant la réduction des inégalités dans quatre pays (Afrique du Sud, Mexique, Colombie et Indonésie) sur la période 2021-2025.
Ce travail s’inscrit également dans le cadre du dialogue entre l’AFD et les autorités sud-africaines sur la transition juste et la réduction des inégalités.
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Objectifs
Ce projet de recherche permettra d’effectuer une analyse détaillée de l’écosystème des compétences qui pourrait alimenter les différentes initiatives visant à soutenir les autorités locales et les communautés du district de Nkangala, qui concentre les centrales électriques au charbon qui seront fermées du fait des politiques de transition juste.
La phase 1 du projet a révélé que la cartographie écosystémique des compétences IRM est cruciale pour lutter contre les inégalités car elle permet d’analyser en profondeur les profils socio-économiques et démographiques de diverses communes d’Afrique du Sud.
En identifiant les lacunes spécifiques en matière de compétences et en comprenant les défis auxquels sont confrontées les petites et moyennes entreprises (PME) dans ces domaines, la cartographie peut, en effet, éclairer des interventions ciblées visant à réduire les inégalités dans l’accès à l’emploi et aux opportunités économiques.
De plus, en examinant le rôle des établissements d’enseignement et de formation techniques et professionnels (Technical and Vocational Education and Training institutions – TVET) et en effectuant une analyse documentaire exhaustive, l’étude garantit que les interventions proposées soient fondées sur des données probantes et adaptées aux besoins des communautés étudiées.
Enfin, l’étude s’attachera, en collaboration avec les parties prenantes, à produire des informations exploitables : cette approche doit permettre de générer un impact significatif et de promouvoir un développement économique inclusif dans les régions mal desservies, contribuant ainsi aux efforts visant à réduire les inégalités, à s’engager dans une transition juste et à favoriser une société plus inclusive.
Méthode
En s’appuyant sur la phase 1 de la cartographie des compétences de l’écosystème IRM, les chercheurs appliqueront la méthode suivante :
- Ils établiront le contexte du district de Nkangala au moyen de recherches documentaires et d’entretiens avec des partenaires clés dans le secteur privé et dans le secteur de l’éducation ;
- Ils collecteront des données primaires et mettront en place un travail de terrain par le biais d'ateliers de cartographie avec les parties prenantes et d'entretiens avec des informateurs clés pour collecter des données ;
- Ils fourniront ensuite un premier état des lieux de l’écosystème global des compétences locales à partir de l’exercice de cartographie du site et s’appuieront sur les études de documents et sur le travail contextuel mené dans le district de Nkangala. Dans la lignée des travaux de Spours (2019) sur les écosystèmes, ils utiliseront trois éléments de base : les dimensions des verticalités, des horizontalités et de la médiation pour comprendre et analyser l’écosystème des compétences du district de Nkangala et pour guider l’analyse inter-sites, en se basant sur les travaux entrepris au cours de la phase 1.
Résultats
Vous trouverez ci-dessous le papier de recherche relatif à ce projet :
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Anda DAVID
Économiste, coordinatrice scientifique de la Facilité UE-AFD de recherche sur les inégalités
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Mention légale UE (projet) Comment les politiques de transition verte peuvent-elles avoir une influence sur la segmentation du marché du travail entre secteurs formel et informel en Colombie ? Quelles conséquences sur les inégalités de revenus après la retraite ? L'Extension de la Facilité de recherche UE-AFD sur les inégalités explore ces questions en collaboration avec l’Universidad de los Andes.
Contexte
La façon dont est conçu le système de retraite colombien exacerbe les inégalités de revenus et la pauvreté après l’âge de la retraite. Le taux élevé d'emploi informel (plus de 60% de l’emploi total, selon l’OCDE) implique que de nombreux travailleurs en Colombie ont une faible probabilité d'avoir droit à une pension de retraite par cotisation. Malgré le soutien ciblé aux populations vulnérables via des programmes d’aide à la retraite, ce soutien a tendance à être faible par rapport à d’autres pays d’Amérique latine et des Caraïbes.
La relation entre informalité et inégalité après la retraite joue un rôle central dans le débat sur les politiques affectant le marché du travail. Une dimension qui n’a pas été explorée dans le débat sur les politiques publiques est la façon dont les politiques visant à atténuer le changement climatique (et plus spécifiquement la création d’emplois verts) peuvent affecter la répartition des travailleurs entre les secteurs formel et informel, et comment cela peut avoir un impact sur les inégalités de revenus après la retraite.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de l'Extension de la Facilité de recherche UE-AFD sur les inégalités. Coordonnée par l’AFD et financée par la Commission européenne, l’Extension de la Facilité contribuera à l’élaboration de politiques publiques visant la réduction des inégalités dans quatre pays (Afrique du Sud, Mexique, Colombie et Indonésie) sur la période 2021-2025.
Objectif
Ce projet vise à contribuer au débat sur les politiques publiques, en analysant les effets que les scénarios de transition économique verte peuvent avoir sur les inégalités de revenus après la retraite, via la réaffectation des travailleurs entre les marchés du travail formel et informel.
Le projet s'attachera à répondre aux questions suivantes, dans le contexte colombien :
- Quelles sont les caractéristiques environnementales des emplois ?
- Comment la transition vers une économie plus durable peut-elle changer la composition du marché du travail et les transitions entre le secteur formel et informel ?
- Quel est l’impact sur les inégalités et la viabilité budgétaire de ces scénarios de politiques publiques ?
En outre, le projet évaluera des scénarios prospectifs lors de la discussion sur la réforme des retraites au Congrès colombien et développera un modèle de simulation pour le ministère des Finances et du Crédit public.
Méthode
Le projet se déroulera en trois étapes:
- L’équipe de recherche commencera par caractériser les propriétés environnementales des emplois en Colombie.
- Ensuite, l’équipe calibrera les matrices de transition entre les statuts d’emploi et les salaires à introduire dans le modèle de microsimulation. A cette étape, l’équipe proposera les scénarios de transition économique à simuler.
- À la dernière étape du projet, l’équipe préparera un rapport final avec les résultats de la simulation et de la discussion sur les politiques publiques.
Enseignements
Téléchargez les papiers de recherche liés à ce projet :
- Quantifying Green Job Potential in Colombia: A Task-Based Approach (novembre 2024)
- Greening Colombia’s Energy: The Future of Jobs and Pensions (août 2025)
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Anda DAVID
Économiste, coordinatrice scientifique de la Facilité UE-AFD de recherche sur les inégalités
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Mention légale UE (projet) Quel a été l'impact redistributif des politiques sociales et fiscales mises en œuvre durant la pandémie de Covid-19 au Mexique et en Colombie ? La Facilité de recherche UE-AFD sur les inégalités tentera de répondre à cette question en collaboration avec l’Institute for Inequality Studies (INDESIG).
Contexte
Bien qu'il soit de plus en plus évident que la pandémie de Covid-19 a accru les inégalités socio-économiques, il est encore nécessaire de comprendre les mécanismes de cet impact ainsi que le rôle joué par la réponse politique dans différents contextes. Il est également nécessaire pour les gouvernements d’objectiver l'efficacité des politiques mises en œuvre tout au long de cette période, de mesurer leur effet redistributif et/ou régressif sur les inégalités et sur la pauvreté. Le montant des dépenses sociales supplémentaires (hors santé) mises en œuvre pendant la pandémie a atteint près de 3 % du PIB en Colombie et seulement 0,2 % au Mexique. Cependant, la recherche n'a pas encore démontré si les politiques de redistribution introduites par les gouvernements mexicain et colombien en réponse à la crise du Covid-19 ont eu un effet positif sur la distribution des ressources économiques et sociales dans ces deux pays.
Ce projet fait partie de l'appel à propositions de recherche "Advancing the inequality agenda through collaborative research : identifying the priorities for a global Team Europe approach on inequalities", lancé par le Comité stratégique de la Facilité de recherche sur les inégalités. Il est coordonné par l’AFD et cofinancé par la Commission européenne, AECID et ENABEL.
Objectif
Le projet cherchera à comprendre l'impact redistributif des politiques sociales et fiscales au Mexique et en Colombie, dans le contexte des politiques mises en œuvre pendant la pandémie de Covid-19.
Méthode
Ce projet de recherche sera mené comme suit :
- En utilisant le cadre de la méthodologie Commitment to Equity (CEQ), une analyse visant à différencier la progressivité ou la régressivité des politiques mises en œuvre pendant la pandémie de Covid-19 sera menée. Cette analyse prendra en compte les principaux groupes bénéficiaires de ces politiques et inclura une comparaison entre le montant du budget et l'efficacité des politiques identifiées en termes d'inégalités et de réduction de la pauvreté.
- Une analyse documentaire de la prise de décision sera également réalisée afin de comprendre comment les effets redistributifs des politiques mises en œuvre ont été envisagés par les gouvernements.
Résultats
Les résultats de ce projet sont présentés dans le papier de recherche suivant (disponible en anglais uniquement) : Promoting a More Progressive Approach - Evaluating the Impact of Social and Fiscal Policies in Mexico and Colombia amidst the Covid-19 Pandemic (2025).
Ce papier de recherche analyse l’impact redistributif de certaines politiques fiscales et programmes sociaux (impôts directs et transferts) avant et après la crise du Covid-19 au Mexique et en Colombie, en suivant la méthodologie CEQ.
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Anda DAVID
Économiste, coordinatrice scientifique de la Facilité UE-AFD de recherche sur les inégalités
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Mention légale UE (projet) Comment mesurer les efforts déployés par les pays en développement pour lutter contre les inégalités et les impacts du changement climatique tout en tenant compte de la structure socio-économique de ces pays ? La Facilité de recherche UE-AFD sur les inégalités tentera de répondre à cette question en collaboration avec le think tank ghanéen Placefeet.
Contexte
Les études visant à quantifier les progrès réalisés par les pays en matière de réduction des inégalités de revenus s’appuient le plus souvent sur des indices qui mesurent les tendances en matière d'inégalités au fil du temps (coefficient de Gini, par exemple) et comparent les pays sans tenir compte des différentes structures socio-économiques. Cependant, ces indices ne donnent pas une image complète des performances des pays, en particulier lorsqu'ils sont comparés les uns aux autres, concernant la réalisation des objectifs de développement durable et des politiques et investissements qui pourraient être nécessaires pour les soutenir. Ce projet de recherche fournira une mesure alternative de l'inégalité des revenus en prenant en compte les conditions structurelles ou prédéterminées des pays en développement (actifs minéraux, type d'institutions, etc.) dans l'évaluation de leur progression vers la réduction des inégalités et des impacts du changement climatique.
Ce projet fait partie de l'appel à propositions de recherche "Advancing the inequality agenda through collaborative research : identifying the priorities for a global Team Europe approach on inequalities", lancé par le Comité stratégique de la Facilité de recherche sur les inégalités. Il est coordonné par l’AFD et cofinancé par la Commission européenne, AECID et ENABEL.
Objectif
Le projet se concentre sur les objectifs suivants :
- Premièrement, il comparera chaque pays avec son potentiel de réduction des inégalités de revenus en mesurant la marge d'amélioration pour chaque pays chaque année. Cela permettra de mieux comprendre les facteurs clés qui entravent les efforts et les performances d'un pays en matière de réduction des inégalités, ainsi que les politiques et les investissements nécessaires pour lutter plus efficacement contre les inégalités.
- Deuxièmement, il s'agira d'étudier comment le climat - température, précipitations et événements météorologiques extrêmes par exemple - influence l'efficacité des pays à combiner les intrants pour réduire les inégalités.
- Troisièmement, il examinera les effets d'adaptation ou d'intensification dans les différentes régions, en particulier dans les pays les moins avancés (PMA) et les Petits États insulaires en développement (PIED), et estimera l'ampleur des investissements nécessaires.
Méthode
S'appuyant sur une base de données d’un panel comprenant 145 pays, y compris des PMA et des PIED, pour la période 2000-2020, le projet utilisera une approche de frontière stochastique, une technique de modélisation économique, pour estimer des frontières réalisables pour l'inégalité des revenus pour chaque pays et chaque année.
Résultats
Vous trouverez ci-dessous les différents papiers de recherche liés à ce projet :
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Anda DAVID
Économiste, coordinatrice scientifique de la Facilité UE-AFD de recherche sur les inégalités
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Mention légale UE (projet) Comment la Social Relief of Distress Grant (SRD), aide sociale d'urgence mise en place pendant la période de Covid-19, pourrait-elle être repensée pour maximiser son impact sur la réduction de la pauvreté et du chômage, tout en étant durable à long terme ? L’Extension de la Facilité de recherche UE-AFD sur les inégalités cherche à répondre à cette question en partenariat avec SALDRU (Université du Cap – Unité de recherche sur le travail et le développement en Afrique australe).
Contexte
En octobre 2020, la Présidence sud-africaine a lancé un plan de reconstruction et de relance économique pour répondre aux impacts économiques de la pandémie de Covid-19. Outre le programme présidentiel de stimulation de l’emploi, ce plan comprenait des mesures de protection sociale d’urgence, parmi lesquelles une subvention spéciale Covid-19 – la Social Relief of Distress Grant (SRD) –, qui garantissait 350 rands par mois aux chômeurs non couverts par une autre forme de soutien. Le gouvernement sud-africain cherche maintenant à développer des options pour l’avenir de la SRD.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de l'Extension de la Facilité de recherche UE-AFD sur les inégalités. Coordonnée par l’AFD et financée par la Commission européenne, l’Extension de la Facilité contribue à l’élaboration de politiques publiques visant la réduction des inégalités dans quatre pays : Afrique du Sud, Mexique, Colombie et Indonésie sur la période 2021-2025.
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Objectif
Ce projet a pour objectif de formuler des recommandations motivées sur la façon dont la SRD devrait être conçue sur le long terme, afin de maximiser l’impact de cette subvention sur l'emploi et de s’assurer qu’elle réduit utilement la pauvreté, tout en maintenant son coût à un niveau acceptable :
- Pour maximiser l’impact de la subvention sur l’emploi, le projet doit comprendre comment concevoir et présenter la subvention pour encourager son utilisation pour la recherche d’emploi.
- Pour que la subvention réduise efficacement la pauvreté, le projet doit trouver le moyen le plus économique de cibler et d’évaluer l'éligibilité des demandeurs. En outre, la réduction de la pauvreté peut être intensifiée en déterminant des mesures susceptibles d’encourager le recours à la subvention par les plus défavorisés.
Une fois ces objectifs atteints, et afin d’éclairer la prise de décision publique, ces conclusions devront être communiquées à un certain nombre de parties prenantes au sein du gouvernement et de la société civile.
Ce projet fait partie d’un programme de recherche plus large mené avec plusieurs centres de recherche sud-africains et en étroite collaboration avec la Présidence sud-africaine. Quatre autres projets de recherche analysant les externalités de la politique de relance Covid-19 sont actuellement en cours dans le cadre du premier pilier des activités de l’Extension de la Facilité de recherche en Afrique du Sud.
Méthode
Ce projet de recherche réutilise le modèle généré pour effectuer l’évaluation de l’incidence fiscale 2014‑2015, avec des données mises à jour pour 2019‑2021. Il simule cinq scénarios autour des critères d’éligibilité, des mécanismes de ciblage, de la valeur, du modèle de décaissement et des conditionnalités et calcule l’impact potentiel sur la pauvreté et les résultats en matière d’emploi.
Résultats
Vous trouverez ci-dessous le papier de recherche lié à ce projet :
- Proposal for the extension, redesign and repurposing of the SRD for the goal of poverty reduction (en anglais uniquement)
A noter qu'un autre papier de recherche a été publié sur les implications de la subvention SRD, dans le cadre d'un financement de l'AFD en dehors de la Facilité de recherche sur les inégalités : Systemic exclusion from a South African social assistance transfer (en anglais uniquement)
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Anda DAVID
Économiste, coordinatrice scientifique de la Facilité UE-AFD de recherche sur les inégalités
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Mention légale UE (projet) Par quels canaux la pandémie de Covid-19 a-t-elle impacté les inégalités au Togo ? Quels ont été les effets du programme de transfert monétaire « Novissi » mis en place par le gouvernement togolais sur la réduction des inégalités de revenus ? La Facilité de recherche UE-AFD sur les inégalités tentera de répondre à ces questions en collaboration avec l'Université de Lomé.
Contexte
Des recherches ont déjà montré que certains groupes de la population avaient été plus durement touchés que d'autres par le Covid-19 et que la pandémie avait exacerbé les inégalités existantes dans de nombreux domaines : la santé, l'éducation, le travail et le genre notamment.
Dans ce contexte, les inégalités sont devenues une question centrale pour les gouvernements désireux de lutter contre les effets de la pandémie et souhaitant mieux se préparer aux chocs futurs. En avril 2020, avec la contribution financière de l'AFD, le gouvernement togolais a mis en place un programme de transfert de fonds appelé « Novissi » pour soutenir tout citoyen togolais éligible ayant perdu son revenu en raison de mesures de lutte contre le Covid-19.
Ce projet fait partie de l'appel à propositions de recherche "Advancing the inequality agenda through collaborative research : identifying the priorities for a global Team Europe approach on inequalities", lancé par le Comité stratégique de la Facilité de recherche sur les inégalités. Il est coordonné par l'AFD et cofinancé par la Commission européenne, AECID et ENABEL.
Objectifs
Les études utilisant des données actualisées et examinant les effets potentiels de la pandémie de Covid-19 sur l'inégalité des revenus et la pauvreté au Togo sont relativement rares. Ce projet de recherche vise à combler ces lacunes en analysant les impacts de la pandémie de Covid-19 sur les inégalités au Togo et en évaluant les effets de la politique sociale togolaise « Novissi » sur l'atténuation de l'impact du Covid-19 sur les inégalités.
Méthode
En utilisant des données microéconomiques riches provenant d'une enquête menée par l'Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED) visant à analyser l'impact de la pandémie de Covid-19, l'équipe de recherche estimera un modèle économétrique basé sur le modèle développé par Dang et Nguyen (2021).
Résultats
En raison de limites méthodologiques et de contraintes liées à la disponibilité des données, ce projet n’a pas abouti à une publication. Des informations complémentaires peuvent être communiquées sur demande.
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Anda DAVID
Économiste, coordinatrice scientifique de la Facilité UE-AFD de recherche sur les inégalités