Dans quelle mesure les crédits carbone et les marchés volontaires de carbone participent-ils réellement à l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris sur le climat ? En ouvrant la « boîte noire » de ces instruments, l’étude propose une analyse critique du paradigme économique dans lequel ils s’inscrivent et identifie des pistes pour les reconceptualiser à travers un cadre de comptabilité environnementale.
Contexte
Créés en 2000, les marchés volontaires du carbone (MVC) sont des mécanismes d’échange de crédits carbone qui permettent, notamment à des entreprises, de compenser volontairement leur empreinte carbone. Leur naissance peut être rattachée au protocole de Kyoto qui, en 1997, a instauré le principe de l’échange des crédits de diminution d’émissions de gaz à effet de serre (ou « CO2 équivalent »). Ils se distinguent néanmoins des « quotas carbone », qui relèvent d’un dispositif de conformité et non volontaire.
Ces marchés volontaires ont connu un essor important ces dernières années. Cette dynamique est entre autres portée par la mise en œuvre d’initiatives d’atteinte d’objectifs « Net-Zero » – qui sont dans leur grande majorité volontaires, même si certains mécanismes de conformité autorisent le recours à des crédits carbone (par exemple, le mécanisme Corsia, dans le secteur de l’aviation). Tout cela doit contribuer à l’élaboration d’un écosystème d’échange du service environnemental de régulation qu’est la captation du carbone, au service de l’objectif de diminution de la consommation du « budget carbone global », lui-même fixé par le GIEC.
Toutefois, les marchés volontaires du carbone ont essuyé plusieurs critiques et controverses depuis leur création et des interrogations demeurent quant à leur participation effective à l’atteinte des objectifs des Accords de Paris.
Objectif
A partir de l’analyse de l’existant et du cadre conceptuel qui structure aujourd’hui les marchés volontaires de carbone et les crédits carbone, l’étude identifie les écueils non seulement de ces marchés et de leur organisation, mais aussi ceux des instruments échangés et des paradigmes sous-jacents qui valident la structuration actuelle de ces marchés.
Elle vise à formuler des propositions pour que les réalités climatiques et le budget carbone disponible soient mieux intégrés au fonctionnement des marchés volontaires du carbone, afin d’en faire de vrais outils au service de la transition climatique des entreprises. Elle répond par exemple aux questions fondamentales telles que : dois-je compenser, quelle partie et quel volume de mes émissions sont légitimes à la compensation, dois-je plutôt contribuer au maintien des services de régulation climatique sans y associer une compensation…
Méthode
A travers une approche comptable et gestionnaire, l’étude problématise les approches actuelles des marchés volontaires du carbone, centrées sur le paradigme économique néoclassique. Elle promeut une approche par la « dette climatique », ainsi que le pilotage de cette « dette climatique » à travers des budgets carbone à gérer par le recours à des activités de préservation dont la fonction première doit être de diminuer les émissions de gaz à effet de serre (GES).
L’étude décrit, à travers une méthode de comptabilité écologique, comment les entreprises doivent contribuer à un désendettement climatique global au-delà des marchés volontaires du carbone, et, à travers leurs processus organisationnels, aborde les niveaux de redevabilité sur les différents périmètres des sources d’émission (scopes 1, 2, 3).
Enseignements
L’étude montre que les crédits carbone et les marchés volontaires du carbone sont déconnectés des réalités climatiques et organisationnelles. L’ouverture de la « boîte noire » des MVC montre que derrière cette dénomination se cachent plusieurs conceptions de ces instruments, et donc plusieurs façons de les utiliser et de les comptabiliser au sein des entreprises. De plus, ces outils utilisés par les entreprises ne sont pas articulés aux objectifs des politiques climatiques nationales ou internationales : ils ne permettent donc pas de piloter la progression vers une trajectoire bas-carbone globale.
Pour reconnecter ces instruments aux politiques climatiques, ces marchés doivent être pensés en dehors du cadre conceptuel néoclassique qui a vu naître les autres outils de gestion du carbone. L’étude propose des principes pour réorganiser ces marchés autour d’une approche « gestionnaire » (en mobilisant notamment le cadre de comptabilité et de gestion écologique C.A.R.E.), qui permet de penser des MVC au service du respect des budgets carbone répartis entre entreprises, à partir du budget carbone global défini par le GIEC. Elle donne ainsi un sens théorique et opérationnel à la séquence « éviter/réduire/compenser » et à l’usage de la compensation sur les « émissions résiduelles ».
Autrement dit, pour rester collectivement sous les 1,5°C de réchauffement, les entreprises devraient chacune, et chaque année, respecter un budget carbone donné (le crédit carbone n’étant pas une licence à polluer ou un droit d’émission, mais bien un instrument à comprendre dans une stratégie de limitation des émissions de gaz à effet de serre). Cela permettrait d’accompagner les entreprises tout en reconnectant l’outil (les MVC), les entreprises et les politiques climatiques, dans une perspective de gouvernance globale du système climatique.
Pour en savoir plus :
- Télécharger la publication : Crédits carbone et marché carbone volontaire : analyse critique au regard des politiques climatiques et des sciences de gestion, et proposition d'un cadrage comptable écologique des crédits carbone
- Revoir le webinaire : Pertinence des marchés volontaires de carbone : aujourd'hui et dans un futur neutre en carbone
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ESTEEM Rwanda : mieux comprendre les risques climatiques pour protéger l’économie
En cours
2025 - 2026
Les phénomènes météorologiques extrêmes qui découlent des effets des changements climatiques et l’appel mondial à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) impliquent que la transition vers une économie « verte » n’est pas négociable. Les discussions sociétales et politiques s’attachent désormais à comprendre les possibilités de transition et leurs implications économiques et sociales pour chaque pays. Ce projet de recherche s’intéressera au cas de l’Afrique du Sud.
Contexte
L’Afrique du Sud est l’un des plus gros émetteurs de GES, en raison de sa forte dépendance au charbon pour l’essentiel de ses besoins énergétiques. Le gouvernement sud-africain est conscient du fait que passer de technologies à forte intensité de carbone à des modes de production plus durables signifie que certains emplois seront détruits et que de nouveaux emplois seront créés. L’une des préoccupations des décideurs est donc de s’assurer que la transition sera juste et qu’elle n’exacerbera pas les inégalités existantes.
L’Afrique du Sud aborde ce débat sur la transition des emplois en étant confrontée à un triple défi : le chômage élevé persistant, les inégalités et la pauvreté. Cette situation s’est aggravée depuis la crise financière de 2007-2008 et a été exacerbée par la pandémie de Covid-19. Cela vient compliquer les discussions autour de la transition sociale optimale vers une économie verte.
Ce projet fait partie d’un programme de recherche plus large sur la transition juste en Afrique du Sud, mené avec plusieurs centres de recherche sud-africains et en collaboration étroite avec le gouvernement sud-africain.
EN SAVOIR PLUS
Objectif
Le projet étudiera le marché du travail sud-africain dans le but d’identifier la proportion et la répartition des travailleurs entre emplois « verts » et emplois « bruns » – autrement dit, entre les emplois qui sont compatibles avec la transition écologique et ceux qui ne le sont pas. Il examinera également les possibilités de transition de la main-d’œuvre des emplois bruns vers les secteurs à faibles émissions.
Méthode
Nous mesurerons l’intensité verte des emplois, entendue comme la part de tâches « vertes » dans une profession. Nous déterminerons également la proportion de travailleurs occupant des emplois verts à l’aide des données sur l’emploi tirées d’enquêtes, comme les enquêtes trimestrielles sur la population active (Quarterly Labour Force Surveys - QLFS) et le recensement. À l’aide d’informations sur les émissions de GES, recueillies au niveau des industries, nous irons plus loin pour identifier les professions plus susceptibles de se trouver dans des secteurs très polluants que dans n’importe quel autre secteur. Ces professions seront appelées « emplois bruns ». Ensuite, nous utiliserons les informations sur les tâches, les compétences et les connaissances professionnelles de la base de données O*NET afin d'identifier les compétences importantes pour les emplois bruns et verts. Cela nous permettra d'estimer la probabilité de transition des travailleurs vers les emplois verts. Enfin, pour cartographier la localisation des emplois verts, nous utiliserons des informations sur l'emploi provenant du recensement, de l'enquête communautaire (community survey) et des données fiscales géo-localisées.
Contact
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Anda DAVID
Économiste, coordinatrice scientifique de la Facilité UE-AFD sur les inégalités
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Mention légale UE (projet) Comment les politiques de transition verte peuvent-elles avoir une influence sur la segmentation du marché du travail entre secteurs formel et informel en Colombie ? Quelles conséquences sur les inégalités de revenus après la retraite ? L'Extension de la Facilité de recherche UE-AFD sur les inégalités explore ces questions en collaboration avec l’Universidad de los Andes.
Contexte
La façon dont est conçu le système de retraite colombien exacerbe les inégalités de revenus et la pauvreté après l’âge de la retraite. Le taux élevé d'emploi informel (plus de 60% de l’emploi total, selon l’OCDE) implique que de nombreux travailleurs en Colombie ont une faible probabilité d'avoir droit à une pension de retraite par cotisation. Malgré le soutien ciblé aux populations vulnérables via des programmes d’aide à la retraite, ce soutien a tendance à être faible par rapport à d’autres pays d’Amérique latine et des Caraïbes.
La relation entre informalité et inégalité après la retraite joue un rôle central dans le débat sur les politiques affectant le marché du travail. Une dimension qui n’a pas été explorée dans le débat sur les politiques publiques est la façon dont les politiques visant à atténuer le changement climatique (et plus spécifiquement la création d’emplois verts) peuvent affecter la répartition des travailleurs entre les secteurs formel et informel, et comment cela peut avoir un impact sur les inégalités de revenus après la retraite.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de l'Extension de la Facilité de recherche UE-AFD sur les inégalités. Coordonnée par l’AFD et financée par la Commission européenne, l’Extension de la Facilité contribuera à l’élaboration de politiques publiques visant la réduction des inégalités dans quatre pays (Afrique du Sud, Mexique, Colombie et Indonésie) sur la période 2021-2025.
Objectif
Ce projet vise à contribuer au débat sur les politiques publiques, en analysant les effets que les scénarios de transition économique verte peuvent avoir sur les inégalités de revenus après la retraite, via la réaffectation des travailleurs entre les marchés du travail formel et informel.
Le projet s'attachera à répondre aux questions suivantes, dans le contexte colombien :
- Quelles sont les caractéristiques environnementales des emplois ?
- Comment la transition vers une économie plus durable peut-elle changer la composition du marché du travail et les transitions entre le secteur formel et informel ?
- Quel est l’impact sur les inégalités et la viabilité budgétaire de ces scénarios de politiques publiques ?
En outre, le projet évaluera des scénarios prospectifs lors de la discussion sur la réforme des retraites au Congrès colombien et développera un modèle de simulation pour le ministère des Finances et du Crédit public.
Méthode
Le projet se déroulera en trois étapes:
- L’équipe de recherche commencera par caractériser les propriétés environnementales des emplois en Colombie.
- Ensuite, l’équipe calibrera les matrices de transition entre les statuts d’emploi et les salaires à introduire dans le modèle de microsimulation. A cette étape, l’équipe proposera les scénarios de transition économique à simuler.
- À la dernière étape du projet, l’équipe préparera un rapport final avec les résultats de la simulation et de la discussion sur les politiques publiques.
Enseignements
Téléchargez les papiers de recherche liés à ce projet :
- Quantifying Green Job Potential in Colombia: A Task-Based Approach (novembre 2024)
- Greening Colombia’s Energy: The Future of Jobs and Pensions (août 2025)
Contacts
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Anda DAVID
Économiste, coordinatrice scientifique de la Facilité UE-AFD sur les inégalités
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Mention légale UE (projet) Quel a été l'impact redistributif des politiques sociales et fiscales mises en œuvre durant la pandémie de Covid-19 au Mexique et en Colombie ? La Facilité de recherche UE-AFD sur les inégalités tentera de répondre à cette question en collaboration avec l’Institute for Inequality Studies (INDESIG).
Contexte
Bien qu'il soit de plus en plus évident que la pandémie de Covid-19 a accru les inégalités socio-économiques, il est encore nécessaire de comprendre les mécanismes de cet impact ainsi que le rôle joué par la réponse politique dans différents contextes. Il est également nécessaire pour les gouvernements d’objectiver l'efficacité des politiques mises en œuvre tout au long de cette période, de mesurer leur effet redistributif et/ou régressif sur les inégalités et sur la pauvreté. Le montant des dépenses sociales supplémentaires (hors santé) mises en œuvre pendant la pandémie a atteint près de 3 % du PIB en Colombie et seulement 0,2 % au Mexique. Cependant, la recherche n'a pas encore démontré si les politiques de redistribution introduites par les gouvernements mexicain et colombien en réponse à la crise du Covid-19 ont eu un effet positif sur la distribution des ressources économiques et sociales dans ces deux pays.
Ce projet fait partie de l'appel à propositions de recherche "Advancing the inequality agenda through collaborative research : identifying the priorities for a global Team Europe approach on inequalities", lancé par le Comité stratégique de la Facilité de recherche sur les inégalités. Il est coordonné par l’AFD et cofinancé par la Commission européenne, AECID et ENABEL.
Objectif
Le projet cherchera à comprendre l'impact redistributif des politiques sociales et fiscales au Mexique et en Colombie, dans le contexte des politiques mises en œuvre pendant la pandémie de Covid-19.
Méthode
Ce projet de recherche sera mené comme suit :
- En utilisant le cadre de la méthodologie Commitment to Equity (CEQ), une analyse visant à différencier la progressivité ou la régressivité des politiques mises en œuvre pendant la pandémie de Covid-19 sera menée. Cette analyse prendra en compte les principaux groupes bénéficiaires de ces politiques et inclura une comparaison entre le montant du budget et l'efficacité des politiques identifiées en termes d'inégalités et de réduction de la pauvreté.
- Une analyse documentaire de la prise de décision sera également réalisée afin de comprendre comment les effets redistributifs des politiques mises en œuvre ont été envisagés par les gouvernements.
Résultats
Les résultats de ce projet sont présentés dans le papier de recherche suivant (disponible en anglais uniquement) : Promoting a More Progressive Approach - Evaluating the Impact of Social and Fiscal Policies in Mexico and Colombia amidst the Covid-19 Pandemic (2025).
Ce papier de recherche analyse l’impact redistributif de certaines politiques fiscales et programmes sociaux (impôts directs et transferts) avant et après la crise du Covid-19 au Mexique et en Colombie, en suivant la méthodologie CEQ.
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Anda DAVID
Économiste, coordinatrice scientifique de la Facilité UE-AFD sur les inégalités
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Mention légale UE (projet) Comment la Social Relief of Distress Grant (SRD), aide sociale d'urgence mise en place pendant la période de Covid-19, pourrait-elle être repensée pour maximiser son impact sur la réduction de la pauvreté et du chômage, tout en étant durable à long terme ? L’Extension de la Facilité de recherche UE-AFD sur les inégalités cherche à répondre à cette question en partenariat avec SALDRU (Université du Cap – Unité de recherche sur le travail et le développement en Afrique australe).
Contexte
En octobre 2020, la Présidence sud-africaine a lancé un plan de reconstruction et de relance économique pour répondre aux impacts économiques de la pandémie de Covid-19. Outre le programme présidentiel de stimulation de l’emploi, ce plan comprenait des mesures de protection sociale d’urgence, parmi lesquelles une subvention spéciale Covid-19 – la Social Relief of Distress Grant (SRD) –, qui garantissait 350 rands par mois aux chômeurs non couverts par une autre forme de soutien. Le gouvernement sud-africain cherche maintenant à développer des options pour l’avenir de la SRD.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de l'Extension de la Facilité de recherche UE-AFD sur les inégalités. Coordonnée par l’AFD et financée par la Commission européenne, l’Extension de la Facilité contribue à l’élaboration de politiques publiques visant la réduction des inégalités dans quatre pays : Afrique du Sud, Mexique, Colombie et Indonésie sur la période 2021-2025.
En savoir plus sur l'Extension de la Facilité en Afrique du Sud
Objectif
Ce projet a pour objectif de formuler des recommandations motivées sur la façon dont la SRD devrait être conçue sur le long terme, afin de maximiser l’impact de cette subvention sur l'emploi et de s’assurer qu’elle réduit utilement la pauvreté, tout en maintenant son coût à un niveau acceptable :
- Pour maximiser l’impact de la subvention sur l’emploi, le projet doit comprendre comment concevoir et présenter la subvention pour encourager son utilisation pour la recherche d’emploi.
- Pour que la subvention réduise efficacement la pauvreté, le projet doit trouver le moyen le plus économique de cibler et d’évaluer l'éligibilité des demandeurs. En outre, la réduction de la pauvreté peut être intensifiée en déterminant des mesures susceptibles d’encourager le recours à la subvention par les plus défavorisés.
Une fois ces objectifs atteints, et afin d’éclairer la prise de décision publique, ces conclusions devront être communiquées à un certain nombre de parties prenantes au sein du gouvernement et de la société civile.
Ce projet fait partie d’un programme de recherche plus large mené avec plusieurs centres de recherche sud-africains et en étroite collaboration avec la Présidence sud-africaine. Quatre autres projets de recherche analysant les externalités de la politique de relance Covid-19 sont actuellement en cours dans le cadre du premier pilier des activités de l’Extension de la Facilité de recherche en Afrique du Sud.
Méthode
Ce projet de recherche réutilise le modèle généré pour effectuer l’évaluation de l’incidence fiscale 2014‑2015, avec des données mises à jour pour 2019‑2021. Il simule cinq scénarios autour des critères d’éligibilité, des mécanismes de ciblage, de la valeur, du modèle de décaissement et des conditionnalités et calcule l’impact potentiel sur la pauvreté et les résultats en matière d’emploi.
Résultats
Vous trouverez ci-dessous le papier de recherche lié à ce projet :
- Proposal for the extension, redesign and repurposing of the SRD for the goal of poverty reduction (en anglais uniquement)
A noter qu'un autre papier de recherche a été publié sur les implications de la subvention SRD, dans le cadre d'un financement de l'AFD en dehors de la Facilité de recherche sur les inégalités : Systemic exclusion from a South African social assistance transfer (en anglais uniquement)
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Anda DAVID
Économiste, coordinatrice scientifique de la Facilité UE-AFD sur les inégalités
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Mention légale UE (projet) Par quels canaux la pandémie de Covid-19 a-t-elle impacté les inégalités au Togo ? Quels ont été les effets du programme de transfert monétaire « Novissi » mis en place par le gouvernement togolais sur la réduction des inégalités de revenus ? La Facilité de recherche UE-AFD sur les inégalités tentera de répondre à ces questions en collaboration avec l'Université de Lomé.
Contexte
Des recherches ont déjà montré que certains groupes de la population avaient été plus durement touchés que d'autres par le Covid-19 et que la pandémie avait exacerbé les inégalités existantes dans de nombreux domaines : la santé, l'éducation, le travail et le genre notamment.
Dans ce contexte, les inégalités sont devenues une question centrale pour les gouvernements désireux de lutter contre les effets de la pandémie et souhaitant mieux se préparer aux chocs futurs. En avril 2020, avec la contribution financière de l'AFD, le gouvernement togolais a mis en place un programme de transfert de fonds appelé « Novissi » pour soutenir tout citoyen togolais éligible ayant perdu son revenu en raison de mesures de lutte contre le Covid-19.
Ce projet fait partie de l'appel à propositions de recherche "Advancing the inequality agenda through collaborative research : identifying the priorities for a global Team Europe approach on inequalities", lancé par le Comité stratégique de la Facilité de recherche sur les inégalités. Il est coordonné par l'AFD et cofinancé par la Commission européenne, AECID et ENABEL.
Objectifs
Les études utilisant des données actualisées et examinant les effets potentiels de la pandémie de Covid-19 sur l'inégalité des revenus et la pauvreté au Togo sont relativement rares. Ce projet de recherche vise à combler ces lacunes en analysant les impacts de la pandémie de Covid-19 sur les inégalités au Togo et en évaluant les effets de la politique sociale togolaise « Novissi » sur l'atténuation de l'impact du Covid-19 sur les inégalités.
Méthode
En utilisant des données microéconomiques riches provenant d'une enquête menée par l'Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED) visant à analyser l'impact de la pandémie de Covid-19, l'équipe de recherche estimera un modèle économétrique basé sur le modèle développé par Dang et Nguyen (2021).
Résultats
En raison de limites méthodologiques et de contraintes liées à la disponibilité des données, ce projet n’a pas abouti à une publication. Des informations complémentaires peuvent être communiquées sur demande.
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Anda DAVID
Économiste, coordinatrice scientifique de la Facilité UE-AFD sur les inégalités