Mention légale UE (projet) Comment les niveaux d’inégalités spatiales et la qualité des institutions interagissent-ils pour expliquer les différents niveaux de bien-être subjectif en Afrique du Sud ? La Facilité de recherche UE-AFD sur les inégalités tentera de répondre à cette question en collaboration avec l'Université du Cap (UCT).
Contexte
Malgré plusieurs initiatives pour promouvoir une croissance pro-pauvres, l'Afrique du Sud reste l'un des pays les plus inégalitaires au monde. Si l'on sait que l'histoire coloniale du pays et l'apartheid ont contribué à ce niveau d'inégalité, la nature et la dynamique de son impact sur la société ne sont pas encore totalement comprises.
La littérature suggère que de meilleures institutions et un niveau d'inégalité plus faible améliorent le bien-être subjectif. Cependant, les travaux de recherche examinant comment l'interaction entre ces deux variables agit sur les niveaux de bien-être sont relativement rares. Cette étude contribuera ainsi à une meilleure compréhension des inégalités en Afrique du Sud.
Ce projet fait partie de l'appel à propositions de recherche "Advancing the inequality agenda through collaborative research : identifying the priorities for a global Team Europe approach on inequalities", lancé par le Comité stratégique de la Facilité de recherche sur les inégalités. Il est coordonné par l'AFD et cofinancé par la Commission européenne, AECID et ENABEL.
Objectifs
Ce projet de recherche a deux objectifs principaux :
- Explorer comment les niveaux de gouvernance, évalués via les audits dans les municipalités de district d'Afrique du Sud, expliquent les variations du bien-être des individus.
- Étudier comment l'interaction entre les niveaux de gouvernance dans les municipalités locales et les inégalités entre les individus explique la variation du bien-être subjectif.
Méthode
Pour étudier les interactions entre la qualité des institutions et de la gouvernance, le niveau d'inégalités spatiales et le bien-être subjectif, les chercheurs utiliseront la National Income Dynamics Study (NIDS), une enquête nationale représentative des individus en Afrique du Sud, qui est répétée sur cinq vagues entre 2008 et 2017. Ils utiliseront également les résultats des audits des municipalités locales pour évaluer la qualité de la gouvernance.
Résultats
Vous trouverez ci-dessous le papier de recherche lié à ce projet :
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Anda DAVID
Économiste, coordinatrice scientifique de la Facilité UE-AFD sur les inégalités
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Mention légale UE (projet) Comment mesurer les efforts déployés par les pays en développement pour lutter contre les inégalités et les impacts du changement climatique tout en tenant compte de la structure socio-économique de ces pays ? La Facilité de recherche UE-AFD sur les inégalités tentera de répondre à cette question en collaboration avec le think tank ghanéen Placefeet.
Contexte
Les études visant à quantifier les progrès réalisés par les pays en matière de réduction des inégalités de revenus s’appuient le plus souvent sur des indices qui mesurent les tendances en matière d'inégalités au fil du temps (coefficient de Gini, par exemple) et comparent les pays sans tenir compte des différentes structures socio-économiques. Cependant, ces indices ne donnent pas une image complète des performances des pays, en particulier lorsqu'ils sont comparés les uns aux autres, concernant la réalisation des objectifs de développement durable et des politiques et investissements qui pourraient être nécessaires pour les soutenir. Ce projet de recherche fournira une mesure alternative de l'inégalité des revenus en prenant en compte les conditions structurelles ou prédéterminées des pays en développement (actifs minéraux, type d'institutions, etc.) dans l'évaluation de leur progression vers la réduction des inégalités et des impacts du changement climatique.
Ce projet fait partie de l'appel à propositions de recherche "Advancing the inequality agenda through collaborative research : identifying the priorities for a global Team Europe approach on inequalities", lancé par le Comité stratégique de la Facilité de recherche sur les inégalités. Il est coordonné par l’AFD et cofinancé par la Commission européenne, AECID et ENABEL.
Objectif
Le projet se concentre sur les objectifs suivants :
- Premièrement, il comparera chaque pays avec son potentiel de réduction des inégalités de revenus en mesurant la marge d'amélioration pour chaque pays chaque année. Cela permettra de mieux comprendre les facteurs clés qui entravent les efforts et les performances d'un pays en matière de réduction des inégalités, ainsi que les politiques et les investissements nécessaires pour lutter plus efficacement contre les inégalités.
- Deuxièmement, il s'agira d'étudier comment le climat - température, précipitations et événements météorologiques extrêmes par exemple - influence l'efficacité des pays à combiner les intrants pour réduire les inégalités.
- Troisièmement, il examinera les effets d'adaptation ou d'intensification dans les différentes régions, en particulier dans les pays les moins avancés (PMA) et les Petits États insulaires en développement (PIED), et estimera l'ampleur des investissements nécessaires.
Méthode
S'appuyant sur une base de données d’un panel comprenant 145 pays, y compris des PMA et des PIED, pour la période 2000-2020, le projet utilisera une approche de frontière stochastique, une technique de modélisation économique, pour estimer des frontières réalisables pour l'inégalité des revenus pour chaque pays et chaque année.
Résultats
Le projet a débouché sur la publication du papier de recherche suivant : Reducing Inequalities Despite Climate change? Rethinking Progress Towards Reducing Income Inequalities and the Impact of Climate Change in Developing Countries
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Anda DAVID
Économiste, coordinatrice scientifique de la Facilité UE-AFD sur les inégalités
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Mention légale UE (projet) Quels sont les effets distributifs des taxes vertes au Mexique et comment peuvent-ils être quantifiés ? L’Extension de la Facilité de recherche UE-AFD sur les inégalités tente d'y répondre, en collaboration avec RIBOS et les recherches du Laboratorio National de Politicas Publicas (LNPP), afin de fournir aux décideurs politiques et aux parties prenantes mexicaines des analyses opportunes des effets des politiques fiscales environnementales sur les inégalités.
Contexte
Ce projet de recherche propose d'estimer l'effet distributif des taxes sur l'essence à l'aide d'une incidence fiscale en considérant ces effets dans le contexte du système fiscal du Mexique, incluant notamment les principaux instruments fiscaux et de dépenses.
En 2014, le ministère des Finances du Mexique (SHCP) a introduit une taxe spéciale (IEPS) sur le carbone en tant que taxe verte visant à réduire l'émission de gaz vert associée aux combustibles fossiles, principalement l'essence et le diesel. Cependant, les recettes fiscales (4699 millions de pesos en 2014) et l'impact environnemental de cette taxe sont restés marginaux : au cours de la dernière décennie, jusqu'en 2014, cette taxe avait une valeur négative, fonctionnant ainsi comme une subvention. Depuis 2014, elle est devenue une taxe, qui a fortement augmenté ces dernières années, représentant près de 300 milliards de pesos en 2019 et 2020. Il s'agit donc, et de loin, de la plus importante taxe verte mise en œuvre au Mexique aujourd'hui.
Cette analyse présente ainsi un intérêt particulier pour le Mexique à l'heure actuelle car le passage des subventions aux carburants aux taxes sur les carburants représente de fait la principale réforme fiscale mise en œuvre au Mexique au cours de la dernière décennie, tant en termes de recettes fiscales (de -300 à +300 milliards de pesos de recettes fiscales) que de distribution. Ainsi, les taxes sur l'essence ont des répercussions importantes sur l'ensemble de la population, à la fois directement sur les ménages à revenus moyens et élevés par le biais des transports privés, mais surtout indirectement sur les ménages à faibles revenus par le biais des transports publics et des coûts de transport de tous les biens et services, notamment des denrées alimentaires. Une analyse préliminaire du Fiscal Policy Equity Lab (FPEL) a ainsi révélé que l'augmentation de la charge fiscale indirecte pour les pauvres associée aux taxes sur l'essence pourrait inverser l'effet de réduction de la pauvreté des transferts directs, même après leur récente expansion.
Dès lors, la quantification précise de ces impacts permettra de concevoir des instruments compensatoires pour protéger les groupes les plus pauvres et les plus vulnérables des effets régressifs de ces taxes.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’Extension de la Facilité de recherche sur les inégalités. Coordonnée par l’AFD et financée par la Commission européenne, l’Extension contribuera à l’élaboration de politiques publiques visant la réduction des inégalités dans quatre pays : Afrique du Sud, Mexique, Colombie et Indonésie sur la période 2021-2025.
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Objectif
Ce projet est mené conjointement par RIBOS, l'Institut CEQ et le LNPP. Il vise à estimer l'effet des taxes vertes dans le contexte du système fiscal mexicain global par le biais de la méthodologie internationale développée par le Commitment to Equity Institute (CEQI), en utilisant les données INEGI de l'Encuesta de Ingresos y Gastos de los Hogares (ENIGH) pour 2014-2020, entre autres sources de données.
Cette méthodologie permettra une estimation de l'effet des taxes vertes dans le contexte du système fiscal global. Cette méthodologie facilite la comparabilité dans le temps et l'espace, et génère une grande variété d'indicateurs d'incidence, y compris ceux relatifs aux effets des revenus sur le coefficient de Gini ainsi que sur la pauvreté des revenus en utilisant les lignes de pauvreté nationales et internationales.
Ce projet a pour objectif final de fournir aux décideurs politiques et aux parties prenantes mexicaines des analyses opportunes des effets des politiques fiscales sur l'inégalité et la pauvreté. Les recherches menées aboutiront à :
- Un document de recherche ;
- Un policy brief dont l'analyse est basée sur la technique de l'intelligence collaborative. Deux sessions seront menées au cours desquelles la calibration du modèle et les hypothèses seront discutées en suivant le cadre de modélisation collaborative. Les participants à ces sessions seront les membres du réseau d'experts et les principaux responsables de la politique fiscale.
Résultats
Vous trouverez ci-dessous le papier de recherche lié à ce projet :
- Distributive impact of green taxes in Mexico (juillet 2024, en anglais uniquement)
Le policy brief sera prochainement publié dans cette section.
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Anda DAVID
Économiste, coordinatrice scientifique de la Facilité UE-AFD sur les inégalités